Conclusion Words : Il est temps de s'endormir..

Conclusion Words : Il est temps de s'endormir..
Un poème mignon, sans prétention.
J'ai l'étrange impression qu'un chapitre de ma vie se termine.


Le cirque des sentiments

C'est toi qui t'endors le premier, et si jamais plus soleil ne se lève,
Je
serai heureux de m'être couché, près de toi, mes pensées s'élèvent,
Le
s voitures savent maintenant voler, les chevaux ont soudainement des ailes,
Le
ciel n'est plus que des allées, c'est la grande autoroute de nos rêves,
Je
cours sans me soucier de la vitesse, les passants ne font que passer,
Ensemble, on ne vit que d'allégresse, les nuages peuvent bien s'effacer,
S
i je m'éveille sous tes caresses, et si je m'endors sous tes baisers,
Je peux te faire la promesse, que c'est la plus tendre des journées...

C'e
st toi qui t'endors le premier, dans la maison de nos bonheurs,
M
ême les anciens ne sont pas couchés, du jour, ils goutent la saveur,
D
ans leurs souvenirs emmitouflés, puisque le passé est une chaleur,
Et
même le plus gros radiateur, ne saurait mieux nous réchauffer...
Je ne vais pas de suite me coucher, il me reste tant de choses à faire,
De
s poèmes attendent près du papier, l'encre est avide de mes prières,
Des mes romances, mes amitiés, j'écrirai tant que l'Alzheimer,
Ne
sèmera pas toutes mes pensées, dans un labyrinthe de poussière...

C
'est toi qui t'endors le premier, et t'as pas fait de révolution,
T'as pas ta place dans les musées, l'histoire ne retiendra pas ton nom,
Mai
s dans le regard ensoleillé, du gamin qu'on a mis au monde,
Je vois une ½uvre d'une beauté, qui vaut plus cher que la Joconde,
Et
dans le creux même de monur, dans l'absence que tu laisseras,
Y'aura que des tableaux en couleur, et des regrets, y'en aura pas,
Et
me si tu pars, ton odeur, contre ma peau, elle reste là,
Je
respire encore ta senteur, c'est un parfum digne d'un roi...

C'
est toi qui t'endors le premier, et c'est pas grave, ferme les yeux,
Je te rejoindrai peu après, puisque nous sommes les pantins d'un dieu,
Q
u'un jour on a nommé le Temps, il est dans l'air, c'est le bon vieux,
D'avoir vécu, fait mes enfants, je suis prospère, je pars heureux,
C'e
st toi qui t'endors le premier, c'était bien, laissons en aux autres,
Je veux que tu te couches en paix, je veux qu'on se pardonne nos fautes,
La plus grande c'est, sans confession, de s'être aimé jusqu'à l'offense,
Al
longé près de mon existence, ce soir, je m'endors en second...

S
ous le chapiteau de nos étreintes, je ferme les yeux tout en pensant,
Q
ue ma vie n'est et n'a jamais été, qu'un grand cirque de sentiments...


Texte par lonely-valentine
# Posté le jeudi 14 mai 2009 20:07

Show Words : A toi qui ne savait pas chérir...

Show Words : A toi qui ne savait pas chérir...
Le spectacle

Ca t'amuse toi, marionnettiste, de laisser ta poupée par terre,
Dans u
ne robe de dentelle triste, à la merci de la poussière,
Qui r
end le c½ur séché et vide, qu'on peut en faire des lanternes,
même les bougies se suicident, tellement la lumière y est terne,
C
a t'amuse toi, marionnettiste, de refermer le coffre à jouets,
Comm
e un pauvre enfant égoïste, comme si ça n'avait jamais été,
C
omment ça peut te sembler facile, de cracher sur l'jouet qui reste,
Qua
nd ta poupée s'est coincée l'coeur, dans l'entrebâillement du couvercle,
Comm
ent ça se peut, c'est pas possible, d'ignorer le sang de ta blessure,
Quand ta jolie poupée se meurt, et espère juste la réouverture...

O
uvre les yeux, marionnettiste, dis-moi qui tient l'fil de ton c½ur,
E
s-tu le pantin d'un artiste, qui joue le spectacle de ton malheur,
Po
urquoi tu te fais l'équilibriste, entre ta passion et tes valeurs,
La
plus grande valeur qui existe, n'est-elle pas d'aimer sans peur ?
Aim
er fort la jolie brindille, qui même laissée ne s'est lassée,
Et qui attendra même si elle vacille, que s'en revienne enfin l'été,
L'a
mour, le vrai, on ne le confisque, mais il fait envier les lâches,
Ouvre
les yeux, marionnettiste, un loup se cache sous un masque,
Un
e meute ne sera jamais famille, c'est une tribu où l'on t'attache,
Dis
-toi que le destin d'un fils, est d'y tuer son patriarche...

M
oi je t'en veux, le marionnettiste, et je t'en veux d'être séducteur,
Je
t'en veux de ces sourires magiques, je t'en veux de ton regard charmeur,
Je t'en veux de ces moments où l'améthyste, semble moins briller que le bonheur,
Qui
remplit ses yeux, ça pétille, le champagne coulait dans son c½ur,
Com
me je t'en veux d'casser la brindille, qui dans une infinie confiance,
S'e
st blotti sans feuilles ni coquille, au creux même des tes attirances,
J'en veux à ta bouche de ses baisers, sur la tendre maigreur de ses hanches,
P
our une fois tous les os rongés, remplir ta gamelle de l'absence,
J
e t'en veux de tout, tout dévorer, puisque tout cet amour que tu manges,
Tu
l'avales rond sans le savourer, et pourtant... C'est celui d'un ange.

A toi qui ne savais pas chérir, qui n'aime que de facilité,
Je
te déteste de ftrir, la fleur que je ne voulais jamais fanée,
Dans
son cahier de souvenirs, où tu ne reviendras peut-être jamais,
C'est ton départ que l'on respire, et l'air y est plus lourd que l'acier,
Et
moi j'ai mal quand elle a mal, quand sa vie perd toute sa saveur,
Je
t'en veux de ternir ses étoiles, d'la forcer au deuil du bonheur,
E
t moi j'ai peur quand elle a peur, que l'avenir crève d'un banal,
Qu
'un beau matin cette douleur, devienne quelque chose de machinal...
Quel
que chose de machinal...

Je
t'en veux de ce spectacle infernal, et d'admettre encore de l'aimer,
C
'est un amour insupportable, puisque rendu... mais prisonnier.

Texte par lonely-valentine
Pour un être cher.

# Posté le vendredi 08 mai 2009 07:06

Drummer Words : Music is dangerous for your tiny heart...

Drummer Words : Music is dangerous for your tiny heart...

La mélancolie du tambour

Partout où les amants s'enlacent, mes mains cherchent dans le noir,
Le fantôme de tes doigts fugaces, mais n'en retire qu'un désespoir,
Je suis malade des gens qui partent, et mes poèmes sont mes mouchoirs,
J
e garde mon c½ur des menaces, en le planquant au fond d'un tiroir...
D
ans ma chambre au long silence, la solitude comme seule amie,
A qui je fais toutes mes confidences, je la maudis comme je la chéris,
Puisq
u'elle me réchauffe de la souffrance, quand je l'enserre au fond du lit,
Mais lui voue une colère immense, quand elle chuchote « il est parti »...

Ton visage est res dans la glace, tu te tiens tout près de mon reflet,
Ô grand jamais tu ne t'effaces, d'une manche, jamais ne te vois essuyer,
T
es lèvres me disent « un jour ça passe », mais tes yeux semblent le nier,
Et
sur les miennes s'étendent les traces, de la morsure de tes baisers...
Sous la
fumée d'une cigarette, que le temps a fumée pour moi,
Le
s cendres de notre amour volètent, jeunesse passe et ne revient pas,
Mes doigts autour de la gâchette, je vise l'homme maigre dans le miroir,
Ce n'
est qu'une autre journée désuète, à détester ce que je peux y voir...

La mémoire de nos jours s'efface, à mesure que mon corps se cambre,
Et comme une vague je me fracasse, contre l'inconnu dans mon ventre,
Et à
mesure qu'on se complète, je vois qu'il espère d'une foi insolente,
Que c
e soit mon c½ur qu'il pénètre, comme une flamme incandescente,
Le
s sentiments cognent à la fenêtre, tout comme la pluie à ses carreaux,
Sup
pliant de la laisser entrouverte, mais ma fenêtre à des barreaux,
Les roses que l'on ne s'est pas offertes, restent sur la tombe de la passion,
Qu
i est morte avant même de naître, prématurée, mon c½ur dit non...

Les trottoirs respirent encore ton odeur, je la devine même entre milles,
Parmi
celle des passants sans saveur, qui depuis ont foulé ma ville,
J'
ai la démarche d'un homme sans c½ur, d'un automate sans les piles,
Je roul
e dans la carcasse sans moteur, d'une vieille et triste automobile...
Et même de savoir que t'es heureux, ne me réchauffe pas la nuit,
Et
même de savoir que t'es amoureux, me fait chialer plus que me réjouit,
C'
est que des formulations hypocrites, moi je veux te savoir malade de moi,
Q
ue t'aies mal au plus profond des tripes, et que ça te retourne tout l'estomac,
J
e veux que les poèmes de Baudelaire, n'aient plus de saveur quand tu les lis,
J've
ux être le pte que tu préfères, qui fait de tes larmes des symphonies,
Je voudrais même mourir pour que tu me pleures, l'absolution pour ton retour,
La s
olution à ma douleur, serait qu'on m'arrache à cet amour...
Qui
doucement berçait mon c½ur, qui ne fait plus qu'un battement sur deux,
C'es
t la mélancolie du tambour... Pleurez hautbois, résonnez « Adieux ».

Musique !

Putain,
J
'suis peut-être le plus grand des poètes, mais j'suis amoureux amateur,
J
e t'aimais sans oser l'admettre, et aujourd'hui... je m'en mords le c½ur
.

Texte par lonely-valentine
# Posté le samedi 02 mai 2009 19:57
Modifié le dimanche 10 mai 2009 08:48

Sand Words : The star maker...

Sand Words : The star maker...
Château de sable

Assis sur la plage qui autrefois berçait nos rires,
D
'un sable un peu maussade, je construis notre empire,
C'e
st un château minable dont je ne veux plus sortir,
M
ais il est confortable, lorsque les cieux m'attirent,
Dis-
moi quel jour et à quelle heure doit passer la comète,
Ce
lle qui m'envolera loin, loin du pays des larmes,
J
e serai le satellite qui tourne autour de ta planète,
L'étrange mécanique qui veillera sur ton âme...

Dis-moi qui sont ces gens qui te verront renaître,
Qui sous un autre ciel, embrasseront tes joues,
Quan
d tu seras l'agneau qui veut innocemment paître,
I
ls seront tes bergers, et éloigneront les loups,
E
t si jamais tu t'égares, près de l'ombre d'un cher,
S
i d'aventure je me pare, d'une nouvelle enveloppe,
Et s
i tes dents s'abiment contre une de ces peaux sucrées,
Qu
e tu sois magnanime, si c'est ma chair que tu croques...

Prè
s du château de sable que j'ai construit de ma terre,
Vie
ndront mourir les vagues des amours éphémères...

L'e
xistence est bougie que seuls les dieux détiennent,
Dis-moi quel est ce mal qui veut souffler la tienne,
J'entends mourir les astres lorsque ton souffle s'épuise,
L'u
nivers est désastre quand tes forces s'amenuisent,
Qua
nd les étoiles se fatiguent d'avoir aimé la lune,
Ell
es glissent et cannibale, moi j'en remplis mes dunes,
Des
constructions bancales, qui fendent les ténèbres,
Et
dans mon château de sable, j'attends qu'on te célèbre...

Toi
, l'enfant, l'audace, courant sans réfléchir,
D
ans le sable tes traces, l'écume du souvenir,
Il
reste dans tes godasses, des algues entrelacées,
De
la boue dégueulasse, et notre amour passé...
Pa
s une chambre d'hôpital, pas un oiseau qui pleure,
P
as de tristes sérénades, pas dechants docteurs,
Pa
s une cathédrale et pas de bouquets de fleurs,
Dans mon cteau de sable, juste réside le bonheur...

Si en ce jour tu pars, et si ce soir... tu me quittes,
La flamme de mon regard brûlera mélancolique,
Ma
is bien au fond du c½ur, planqué sous ma peau fine,
La flamme de notre amour m'en cramera la poitrine,
S
i fort que des mes cils, j'en tisserai des ficelles,
Si fort que des mes côtes, je construirai une échelle,
P
our aller jusqu'à toi, et atteindre tes orteils,
Posés sur un nuage, 12 avenue du Soleil.

P
rès du château de sable que j'ai construit de mes mains,
Sur une blanche comète, à jamais tu t'éloignes,
Et
viendra un matin où l'on retrouvera un squelette,
A l
'allure misérable, mais au sourire certain.


Texte par lonely-valentine
# Posté le samedi 25 avril 2009 05:03

Cloudy Words : My Motherfucking Heart Does Click Clock Ding Dong...

Cloudy Words : My Motherfucking Heart Does Click Clock Ding Dong...
Le grand méchant loup

Je suis le grand méchant loup, et je suis tombé amoureux,
C'est vrai, ça semble fou, j'ai milles étoiles dans les yeux,
Je suis le grand méchant loup, et lors d'une longue journée d'hiver,
Le chaperon était si mignon, que j'en ai oublié la grand-mère,
J'aimerai tant croquer son c½ur, sans jamais le tremper dans du lait,
C'est l'apocalypse des saveurs, quand il croustille sous mon palais,
L'amour envahit ma bouche, jusqu'à m'en faire exploser les dents,
Ca fait boum, crac, badaboum, c'est un popcorn de sentiments...

J'aimerai tant croquer tes os, et qu'ils aillent plomber les rouages,
La mécanique de mon cerveau, c'est ma conscience qui fait naufrage,
Contre les récifs de l'insouciance, aimons-nous sans y penser,
Mes neurones meurent sous la prestance, et la douceur des tes baisers,
Aujourd'hui je pense avec mon c½ur, il n'y a qu'à toi que je réfléchisse,
Et contre le grand arbre du bonheur, je me suis arraché les griffes,
Je suis le grand méchant loup, et je me suis épris de mon agnelle,
Et c'est parée de mon amour, qu'elle est la plus belle...

Toi mon oiseau de chocolat, quand tu m'approches, je te déplume,
Entre ta jolie paire de draps, j'ai souvent décroché la lune,
Ta sueur comme du caramel, que je fais glisser sous ma langue,
Pense aux enfants de notre chair, que nous cuisinerons ensemble...
Toi mon oiseau des délices, dis moi, pourquoi tu t'envoles ...?
Notre amour a-t-il trop d'épices, un mauvais goût de guacamole,
Et pourquoi tu me laisses ici, c'est pas marrant d'aimer tout seul,
Voilà que tu fous mes sentiments, dans un cercueil...

Perdu dans la forêt de l'amour, sans jamais retrouver mon chemin,
Je suis le grand méchant loup, et la solitude s'agrippe aux groins
De tous les cochons que j'éventre, j'ai dévoré jusqu'à l'aurore,
Jusqu'à m'en faire exploser le ventre, c'est l'indigestion des corps,
Les cadavres de mes victimes, d'un autre loup seront les gibiers,
Et sous d'autres crocs acérés, seront mordus, mâchés, mastiqués,
Et lorsque la lune sera blanche, mélancolique dans le brouillard,
J'aurai à mesure que je mange, la nostalgie de ton regard...

Je suis le grand méchant loup, et mon chaperon s'en est allé,
Loin de la forêt de mon amour, et n'a laissé dans mon panier,
Qu'une confiture de souvenirs, que je n'étalerai jamais plus,
C'est une tartine machiavélique, si je croque... Je me tue.


Texte parlonely-valentine
# Posté le dimanche 12 avril 2009 19:08
Modifié le lundi 13 avril 2009 10:14