Gypsy Words : Campfire with bohemians...

Gypsy Words : Campfire with bohemians...

Ecrit en cours en quelques minutes.
Pour E.


Bohème

Le son de la foule vient salir le silence,
Alors
que je marche seul dans mon imaginaire,
Perdu da
ns des pensées où fleurissent tes absences,
Je n
e cueille que des fleurs d'une beauté mensongère,
Je te re
ssens encore jusqu'au bout des mes doigts,
Les r
estes d'un sourire accrochés à mes tempes,
Dans
le creux de mes joues, des ruisseaux qui se noient,
Mes pa
upières sont fermées, mes larmes restées béantes,
Sous le
poids des ténèbres, j'en oublierai ma voix,
Dan
s les jardins du temps, j'en oublierai mon nom,
C'est une de ces journées, encore passée sans toi,
Nos sou
venirs enterrés, sous le poids des saisons.

Qua
nd la lune est amère, et mon astre nostalgique,
J'esquisse à la fenêtre, des visages sans lumière,
Aux cie
ux j'ai dessiné, milles étoiles électriques,
Je
ne connais d'obscurité, qui saurait te défaire,
Pourtant tu dévorais la vie, d'une affection sincère,
D'un
e saveur douce amère, doucement je t'écris,
Depu
is que le paradis devient ton adultère,
Je t'env
oie de la terre, des nouvelles un peu tristes,
J
e t'écris d'une église où les dieux ont péri,
les larmes des anges sont devenues chagrins,
Sur
le visage d'un saint, que plus rien ne bénit,
J
e maudis même l'amour de subsister sans rien.

S
ans toi pour me défendre, sans toi pour me guider,
Dans la
cour de l'école, je cherche toujours ta main,
Le
jour se lève encore sur une aurore abîmée,
Mon
sauveur, mon idole, je me réveille en vain,
Cont
re des corps sans peur, des robots de l'amour,
A
ux carcasses impeccables, mais aux c½urs décharnés,
Je me
perds dans le métal, d'une froideur aux contours,
L'ivress
e est détestable, mais mes doutes apaisés,
La nu
it, je fais des rêves où j'oublie que tu n'existes,
Plus
dans que ma tête, à jamais dans mon c½ur,
C'est
mon verre qui se brise, et les murs qui s'effritent,
Le di
sque qui s'enraye sur la face du bonheur.

C'est
une terre sans avenir, où l'on ne récolte que peines,
Qua
nd notre appétit pour toi, dans le temps, s'est accru,
Dep
uis que tu es parti, nos campagnes sont laides,
Mélancoli
que graine, je ne pousserai jamais plus,
Et d'un
e plume engourdie, de ces mots de satin,
J'en ve
ux même à mes rimes d'apaiser ma souffrance,
De
ces joliment dits, pour ton corps sans entrain,
J'en veux à la poésie, pour toute cette élégance...
A ceux
qui la séduisent, ces joueurs de destin,
La mor
t est la putain d'une vie bohémienne,
Ne vous croyez jamais à l'abri de ses mains,
Tu
dansais loin du feu mais il t'a brulé quand même.

Texte par lonely-valentine

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 07:36

Modifié le mercredi 21 octobre 2009 08:30

Painted Words : Autoportrait...

Painted Words : Autoportrait...
Autoportrait

Les amants qui s'endorment se foutent bien de ceux qui veillent,
Allongé près de mes fantômes, j'attends un jour qui rien n'élève,
Pas même les sourires des enfants, pas même les draps qui se soulèvent,
Sous ces amours bien nonchalants, qui depuis viennent bercer mes rêves...
Je me saoule à l'eau de toutes les lèvres, mais c'est l'ivresse d'un mauvais vin,
Puisque les raisins de la chair, pourrissent tout au creux des mes mains,
C'est le miel d'une abeille malade, qui glisse doucement entre leurs seins,
Ma reine repose sous le sable, d'un désert où naissent les chagrins...
Et si de ma main arthritique, je voudrais te revoir, te renaitre,
Sur mes créations chimériques, dont les ténèbres sont maitres,
Et sur une toile sans avenir, d'une gouache trop imparfaite,
Je te dessine en souvenir, de notre passion qui s'émiette...

J'ai donné mon c½ur au croquemitaine, qui l'a croqué sans mitaines,
Et le goût de la peine, est moins triste qu'autrefois,
J'ai donné mon c½ur au croquemitaine, c'est ce que font ceux qui aiment,
Quand l'amour est bohème, fait trois petits tours, et puis s'en va...

Les larmes sont l'encre du poète, et je ne peins que lorsque celles ci,
Heurtent mes yeux telle une fenêtre, comme viendrait s'y cogner la pluie,
De ma tour, je te vois disparaitre, dans un brouillard nommé l'oubli,
Avec un garçon à l'air bête, et je peins alors plus que je ne vis...
J'aimerai te voir, jolie cigarette, quand ses doigts froisseront ta robe,
Glissant dans ses lèvres entrouvertes, où se sont souillées les autres,
J'aimerai te voir, jolie cigarette, quand tu n'auras plus le même arôme,
Tu seras celle qu'on consume et qu'on jette, sur le trottoir, qu'on abandonne...
Et si de mon torse béant, je voudrais te revoir, te toucher,
Me perdre dans tes charmes et tes chants, et vouloir m'y coucher,
Gribouiller les traits d'un enfant, juste comme ça, pour un brouillon,
Mes rêves suivent le chemin, de la grande corbeille aux émotions...

J'ai donné mon c½ur au croquemitaine, qui l'a croqué sans mitaines,
Et de mes jolies veines, ne restera que des cendres,
J'ai donné mon c½ur au croquemitaine, et il semblait me comprendre,
Puisqu'il pleurait quand même, en recousant mon ventre...

D'un pinceau meurtrier, j'enchaine les portraits sans visages, les esquisses,
J'ai beau te chercher, me perdre dans l'image, souvent le laid t'éclipse,
J'erre dans les musées des amours passés, sans jamais retrouver le bonheur,
Sur les tableaux de l'homme dont a péri le c½ur, la peine subsiste, pas la couleur...
Caché dans mes combles, je prie pour que la poussière ne nous recouvre jamais,
Le chevalet ne soutient qu'une ombre, notre histoire comme une peinture inachevée,
Dont l'un des peintres n'a pas plus voulu, c'est la cruauté même de l'artiste,
Mais c'est la nature même de la beauté, l'inachevé, ce n'est jamais triste...
Et si de ta main poétique, tu voudrais nous finir, nous conclure,
Cette scène mélancolique, aux amoureux clairs obscurs,
Je ne peindrai que du misérable, futilités sans beaux contours,
Par un respect inébranlable, à l'esthétisme de notre amour...

J'ai donné mon c½ur au croquemitaine, qui l'a croqué sans mitaines,
Et le goût de la peine, est moins triste qu'autrefois,
J'ai donné mon c½ur au croquemitaine, non pour que tu reviennes,
Mais pour que plus jamais, si tu r
epassais par là...Il ne t'appartienne.
Non jamais plus, tu ne l'auras.

Texte par lonely-valentine
Photographie "lonely-valentine" par Stéphanie Aubertin
www.stephanieaubertin.com

# Posté le samedi 03 octobre 2009 12:33

Modifié le mercredi 21 octobre 2009 07:42

Loveless Words : J'habite Rue des Sans Amour..

Loveless Words : J'habite Rue des Sans Amour..
Rue Sans Amour

Allez bonhomme, relace donc tes chaussures, tu as le train du c½ur à prendre,
Bien pl
us à vivre que cette simple aventure, juste au détour de ma chambre,
Prends
pas le temps de tartiner la confiture, tu pourras même en reprendre,
Quand t
u minauderas avec désinvolture, dans d'autres bras tout aussi tendres....
Al
lez bonhomme, remets donc tes chaussettes, et ne me fais pas ton cinéma,
Ne
m'offre pas ces roses dignes d'une starlette, elles faneraient près de moi,
Les sentiments ne me font pas tourner la tête, mais me retournent l'estomac,
Quand t
u t'en vas, je ne pleure pas, je fais la fête, en souvenir de tes bras...

J
e suis le polichinelle qui habite Rue sans Amour, une poupée de ficelle,
Con
tre laquelle le poids de la vie est moins lourd, pas de promesse éternelle,
Jamais l'amour ne s'accroche à ma monture, les étoiles ont quitté mon ciel,
Et depuis les anges n'ont plus la même allure, c'est comme s'il leur manquait les ailes...

Allez bonhomme, remets donc ta chemise, et va donc rejoindre ta famille,
Com
me une épaule, moi la mienne s'est démise, dans un battement de cil,
Ceux qu
e j'aimais ont quitté ma banquise, pour des attirances malhabiles,
E
t moi dans mes nuits, c'est mes mots que j'aiguise, l'absence est indélébile...
Alle
z bonhomme, remets ton pantalon, et fous le camp de mon amertume,
Tou
te cette tendresse fait tourner mon bourdon, à m'en rouler sur le bitume,
P
rends tes « je t'aime » et vas t'en de la maison, ma tristesse a la peau rude,
La se
ule bienvenue comme l'indique le paillasson, c'est mon amie solitude...

Je
suis le polichinelle qui habite Rue sans Amour, une marionnette aux caresses,
Contre
laquelle le poids de la vie est moins lourd, juste un moment d'allégresse,
Et grand jamais l'amour ne frappe à ma porte, le bonheur a perdu mon adresse,
Et dep
uis les anges ont l'allure de feuilles mortes, dans un coup de vent, disparaissent...

Allez
bonhomme, ne me fais pas la gueule, t'es bien mignon mais je te jure,
Quand
tu m'accompagnes, je me sens toujours seul, et vivre est ma seule blessure,
Les jours qui passent m'ont construit des linceuls, où ne fleurissent qu'à l'usure,
Des chrysanthèmes pour une enfance en deuil, et autour de moi, cette armure...
Allez
bonhomme, ne touche pas à mon c½ur... Non, ne crève pas la cellophane,
Ne m
e dis pas que tu désires ma maigreur, c'est que la carcasse de mon âme...
All
ez bonhomme, relâche donc ma laideur, je te croirai pas, demain matin,
Quand
tu me diras sous les premières lueurs, que je suis beauté sous tes mains...


Texte par lonely-valentine

# Posté le jeudi 13 août 2009 18:55

Modifié le jeudi 13 août 2009 19:12

"Us" Words : Dans la maison du passé..

"Us" Words : Dans la maison du passé..
Quand tu t'en vas

Tu es la première que mes ongles, ont épousé dans un soupir,
La première à entrer dans mon monde, bienvenue, je suis artiste,
Toi mon radeau lorsque je sombre, et quand s'en viennent d'autres navires,
Je voudrais être l'arbre pour que mon ombre, protège ta peau d'autres désirs,
Cette chanson n'est qu'un poème, qu'aucun auteur n'a su t'écrire,
Et même ma plume est un blasphème, tant ta beauté on ne sait décrire,
Tant tes colères on ne peut maudire, puisque de toi, même je vénère,
Jusqu'à la moindre molécule d'air, que tes poumons happent et expirent,
Quand le souffle monte à ta bouche, que ton corps se tord et s'étire,
Qu'en toi, doucement je me couche, que tes seins deviennent les martyrs,
De mes mains tendres et conquérantes, je suis monarque de ton empire,
Pense aux merveilles incandescentes, qu'entre tes jambes, j'irai bâtir...

Quand tu t'en vas, les anges qui berçaient nos avenirs,
Tombent comme des mouches, sur notre terrasse, s'en vont mourir...

Soudain cet autre aux yeux si tendres, soudain cet autre presque enchanteur,
Soudain l'amour n'est plus que cendres, consumée, la passion se meurt,
Et les miroirs tombent et se fendent, plus rien ne reflète notre bonheur,
Les glaces ne nous montrent que l'absence, plus rien ne brille, c'est la laideur,
Qui se faufile dans nos églises, puisque désormais tu ne sais y croire,
Parce que ses doigts viennent te salir, là où autrefois, j'étais l'espoir,
Egoïste, je veux que tu t'enlises, dans la luxure et ses brouillards,
Meurs de cette passion maladive, que la tristesse soit ton étendard,
Que ton péché te prenne au cou, et qu'il t'étouffe de sa chaleur,
Nous étions plus beaux que tout, et toi, tu as marché sur l'honneur,
Crucifié par un chagrin trop lourd, les mains clouées contre mon c½ur,
Le sang s'écoule mais pas l'amour, et toi... Tu restes à l'intérieur.

Quand tu t'en vas, t'emporte tout le bonheur avec toi,
Y'a que sous tes doigts que j'me sens chez moi...

Et je me range aux insoumis, je ne veux pas perdre cette lumière
Cette illusion, cette comédie, dans le théâtre de mes prières,
Ma peine me joue des symphonies, me laisse pas loin de la rivière,
Loin du chemin qui est ta vie, je suis comme le marin sans la mer,
Vampirisé, le c½ur meurtri, je porte cette blessure à mon cou,
D'où s'est échappé l'envie, d'aimer un autre nous que nous,
Dans la demeure d'ou tu es partie, ne reste qu'un chapelier fou,
Alice s'en est allée d'ici, et depuis le thé n'a plus le même goût,
Les miettes de notre passion passée, restent sur la table de nos amours,
Je ne voudrais jamais débarrasser, ces meubles mélancoliques et lourds,
C'est tout ce qu'il restera de nous, dans la demeure de notre passé,
Où y'a que le toit qui est pas tombé, où y'a plus que toi qui tient debout...
Où y'a plus que toi qui tient debout...



Texte par lonely-valentine

# Posté le samedi 01 août 2009 15:56

Conclusion Words : Il est temps de s'endormir..

Conclusion Words : Il est temps de s'endormir..
Un poème mignon, sans prétention.
J'ai l'étrange impression qu'un chapitre de ma vie se termine.


Le cirque des sentiments

C'est toi qui t'endors le premier, et si jamais plus soleil ne se lève,
Je
serai heureux de m'être couché, près de toi, mes pensées s'élèvent,
Le
s voitures savent maintenant voler, les chevaux ont soudainement des ailes,
Le
ciel n'est plus que des allées, c'est la grande autoroute de nos rêves,
Je
cours sans me soucier de la vitesse, les passants ne font que passer,
Ensemble, on ne vit que d'allégresse, les nuages peuvent bien s'effacer,
S
i je m'éveille sous tes caresses, et si je m'endors sous tes baisers,
Je peux te faire la promesse, que c'est la plus tendre des journées...

C'e
st toi qui t'endors le premier, dans la maison de nos bonheurs,
M
ême les anciens ne sont pas couchés, du jour, ils goutent la saveur,
D
ans leurs souvenirs emmitouflés, puisque le passé est une chaleur,
Et
même le plus gros radiateur, ne saurait mieux nous réchauffer...
Je ne vais pas de suite me coucher, il me reste tant de choses à faire,
De
s poèmes attendent près du papier, l'encre est avide de mes prières,
Des mes romances, mes amitiés, j'écrirai tant que l'Alzheimer,
Ne
sèmera pas toutes mes pensées, dans un labyrinthe de poussière...

C
'est toi qui t'endors le premier, et t'as pas fait de révolution,
T'as pas ta place dans les musées, l'histoire ne retiendra pas ton nom,
Mai
s dans le regard ensoleillé, du gamin qu'on a mis au monde,
Je vois une ½uvre d'une beauté, qui vaut plus cher que la Joconde,
Et
dans le creux même de monur, dans l'absence que tu laisseras,
Y'aura que des tableaux en couleur, et des regrets, y'en aura pas,
Et
me si tu pars, ton odeur, contre ma peau, elle reste là,
Je
respire encore ta senteur, c'est un parfum digne d'un roi...

C'
est toi qui t'endors le premier, et c'est pas grave, ferme les yeux,
Je te rejoindrai peu après, puisque nous sommes les pantins d'un dieu,
Q
u'un jour on a nommé le Temps, il est dans l'air, c'est le bon vieux,
D'avoir vécu, fait mes enfants, je suis prospère, je pars heureux,
C'e
st toi qui t'endors le premier, c'était bien, laissons en aux autres,
Je veux que tu te couches en paix, je veux qu'on se pardonne nos fautes,
La plus grande c'est, sans confession, de s'être aimé jusqu'à l'offense,
Al
longé près de mon existence, ce soir, je m'endors en second...

S
ous le chapiteau de nos étreintes, je ferme les yeux tout en pensant,
Q
ue ma vie n'est et n'a jamais été, qu'un grand cirque de sentiments...


Texte par lonely-valentine

# Posté le jeudi 14 mai 2009 20:07