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Ca serait parfois bien que la vie soit comme une vieille legende. Un photomaton, et deux âmes soeurs qui se font mitrailler d'amour. Voici quelques anciens poèmes, des nouveaux ne seront tarder. C'était juste pour montrer que je ne sais pas écrire que la pluie, mais le beau temps aussi. Et croyez moi, je suis pas un photomaton ni une M-16, mais je vais vous mitrailler d'amour. Mitrailler comme jamais.
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Taratatatatatatatatata ! Pan pan ! Tararatatatatatatata !
Le marchand de bonbons
Voila que ça se pousse, que ça se bouscule comme des barbares,
Ca s'arrache les cartables, du croche pied, croche patte, et croche panard,
Voilà que ça bave, devant la petite baraque à la sonnette,
Ca s'enivre des parfums, des couleurs, des bonbecs et des sucettes,
J'aperçois même Gaétan, celui qui a toujours les doigts collants,
Les coller dans la chevelure de Camille, pour gagner bien trois places devants,
Voila la fille qui chouine et braille, dans une profonde indiscrétion,
On se fout des pertes dans la bataille, lorsque vient le marchand de bonbons,
Voilà que ça chauffe, que ça s'insulte comme un samedi,
Comme des poissonnières au marché, comme de vieux poissons pourris,
Voilà que ça se plaint, que ça crie Maman « il m'embête »,
Mais les mères n'y voient rien, et chopent les mômes à l'aveuglette,
J'aperçois même Amélie, celle qui a de fabuleux desseins,
Soulever sa jupe pour que Dimitri, face une tachycardie d'un rien,
Voila le gamin qui cède sa place, à une gamine qui a de l'ambition,
Vive la corruption et l'audace, lorsque vient le marchand de bonbons,
Je suis un gamin peureux, agoraphobe et antisocial,
J'aime les sucreries autant qu'eux, les enrobés de chocolats,
Je suis un gamin peureux, timide tendance autiste,
C'est la même étincelle dans mes yeux, lorsque j'entends la mélodie,
Celle qui joue comme au carrousel, une entraînante chanson,
Je suis statue de marbre et sel, lorsque vient le marchand de bonbons,
Voilà que ça se dissipe, et que dans tous les coins ça dévore,
Ca lèche, ça suce, et croque, comme des immenses tyrannosaures,
Voilà que ça va fermer, que la petite baraque met les voiles,
Je n'ai qu'une envie, celle de pleurer, et de shooter dans mon cartable,
Alors que les larmes me montent aux yeux, j'aperçois le marchand décidé,
Se frayer un chemin dans les enfants, avec des caramels en sachet,
Voila le marchand qui me sourit un peu, dans un élan de compassion,
Je suis le plus heureux des peureux, lorsque vient le marchand de bonbons...
La tarte aux cerises
Et si nous nous souvenions, des travailleurs qui quittaient la maison,
Les casquettes d'aplomb et d'envers, et les femmes qui chantaient des chansons,
Tantôt cuisinières et marmitons, infirmières quand tous ces garçons,
S'écorchaient genoux et pantalons, en offrant un sourire très mignon,
A ces dernières...
Et si nous nous rappelions, des échelles entremêlées par millions,
Sous l'ombre des arbres centenaires, nous étions ouvriers, ouvrières,
Chacun oeuvrait à sa façon, les cerises qui tombaient comme des grêlons,
Dans nos paniers d'osier, et nos bouches qui croquaient en gloutons,
Sans faire de prières...
Une belle réminiscence, pour un temps qui n'est plus qu'autrefois,
Où les cerises c'étaient les vacances, où l'on se réchauffait au bois,
Une éternelle danse, dans les champs de cerisiers,
Où on passait l'été à s'aimer...
On court et on se rattrape, on s'élance et on se rate,
En attendant que la belle Elise,
Découpe et déchiquette, pour que les voraces esthètes,
Dévorent une bonne tarte aux cerises...
Et si nous nous souvenions, d'un chapeau de paille sur des cheveux blonds,
D'un grand et valeureux corsaire, qui gravissait les branches sans exception,
Quand il suait comme un cochon, les midinettes en perdaient la raison,
Lui proposant casse-croûtes et boissons, une dînette sur leur nappe en coton,
Comme des roturières...
Et si nous nous rappelions, que les garçons n'aimaient pas les garçons,
En ces jours d'après guerre, on se mariait et on se faisait des rejetons,
Et comme chaque mère de célibataire, Maman voulait qu'on épouse son fiston,
Elle me présenta la fille de la bouchère, alors que je n'avais que des yeux polissons,
Pour mon joli corsaire...
Une belle réminiscence, pour un temps qui n'est plus qu'autrefois,
Où les cerises c'étaient les vacances, où l'on se réchauffait au bois,
Une éternelle danse, dans les champs de cerisiers,
Où l'on passait l'été à s'aimer...
On danse et on se bouscule, et on se boude comme des mules,
En attendant que la belle Elise,
Fasse le tri, écrabouille, pour que toutes les fripouilles,
Dévorent une bonne tarte aux cerises...
Et si nous nous souvenions, quand ma mère sombra dans l'inattention,
Et que je courrais me réfugier derrière, des bottes de foins d'une nouvelle moisson,
Tandis que je reprenais ma respiration, j'entendais des bruits de pas furibonds,
C'était mon corsaire en question, qui m'apportait sans futal ni chemise,
Un morceau de tarte aux cerises...
Y'a des survivants?
(PS: Je tiens à préciser que la relation que j'entretiens avec Winnie est entièrement platonique, et qu'elle ne regarde que nous, malgré qu'on ait l'air cochons. Surtout lui, et son regard lubrique... Sinon, n'appelez pas la SPA ou la PETA, pleaz...)
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Texte et Image par lonely-valentine
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