J'écris des poèmes où sont noyées des larmes que je n'ai jamais pleuré.
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Depuis que t'es parti
Depuis que t'es parti, Maman dessine des oiseaux sur les murs de la chambre,
Sous les planches du lit, des cartons où l'avenir ne fait patiemment qu'attendre,
Et tous ces centimètres que je ne voulais jamais prendre, et je pleure, ingénu,
Si jamais tu revenais et que j'avais trop changé, tu ne me reconnaitrais plus,
Mille années ont passé et je garde dans mon c½ur, la tendresse de ta voix,
Les anges étaient pressés de connaître ta chaleur, ils sont venus pour toi,
Depuis que t'es monté, Maman dessine des oiseaux sur les murs de la maison,
Ne faneront jamais, les fleurs de notre amour, même après cent saisons,
Depuis que t'es parti, je trottine dans tes chaussures bien trop grandes pour moi,
Même en mettant plein, le goût de la confiture n'est plus le même qu'autrefois,
Près d'une cheminée, où même les plus belles histoires, me seront lues de bon c½ur,
Elles ne seront jamais, aussi douces à entendre, que si t'étais le conteur,
Sous mes paupières mouillées, sont cachées bien des larmes qui n'ont jamais coulé,
Toutes ces larmes éreintées qui ont noyé mon âme, dans l'eau de mes regrets,
Depuis que t'es parti, les mots que je te destinais, m'ont abimé les lèvres,
Je ne t'avais jamais dit, que j'attendais sous la lune, le garçon de mes rêves,
Depuis que t'es parti, j'ai rencontré des femmes, jusqu'à me marier vraiment,
Couché dans bien des lits, assouvi des fantasmes, fait mes propres enfants,
Maman ne dessine plus, mais elle prononce souvent, ton nom dans son sommeil,
La vieillesse l'a déchue, des traits que tu aimais tant, mais elle reste tellement belle,
Comment te dire bonjour, comment leur dire au revoir, sans ne penser qu'à moi,
La lumière qui m'embrasse garde toujours en mâchoire, ne relâche pas ses proies,
Depuis que t'es parti, je rêve de te rejoindre, perdre pied dans les cieux,
Papa, la vérité, c'est que je n'ai jamais vraiment su, comment te dire adieu...
Texte par lonely-valentine
