"L'éternité c'est long, surtout vers la fin"
Woody Allen
Musique
Pourvu que ma douleur...
Tu ne fêteras jamais plus Noel, assis près de ma mélancolie,
J'écris ma lettre au Père Noël, l'amour est il encore en vie ?
Puisque tu es l'égal d'un dieu, et offre à tous ce que leur c½ur désire,
Je n'ai qu'un souhait, qu'un v½u, je ne veux ni château, ni empire,
Décembre aura ma peau, puisque Novembre a eu mes rêves,
Le bonheur s'en est parti, là où jamais soleil ne se lève,
Toi, grand maître des présents, pour qui jamais la magie ne cesse,
Donne-nous juste un peu de temps, pourvu que ma douleur se taise...
Tu ne fêteras jamais plus Noel, c'est que les vents m'ont soufflé,
Soufflé, soufflé jusqu'au squelette, ma peau et ma chair envolés,
Je suis une poupée de fil de fer, l'absence m'a laissé me putréfier,
Comme rongé par le froid de l'hiver, adieu mon c½ur tout gangrené,
Décembre aura ma peau, avant que le printemps ne rapplique,
Avant mêmes que les médecins, m'aient rabiboché de plastique,
Je donne mon vieux c½ur à la science, avec l'espoir qu'elle le dissèque,
Coupez, tranchez dans tous les sens, pourvu que ma douleur s'arrête...
Tu ne fêteras jamais plus Noel, c'est Dieu qui m'en a fait l'aveu,
C'était l'apocalypse au ciel, pourtant je n'y suis monté qu'un peu,
Le temps d'une prière, d'un salut, les anges se sont ouvert les veines,
J'ai sonné toutes les cloches des angélus, pour que tu reviennes,
Décembre aura ma peau, et si jamais les jours m'épargnent,
Je vivrais dans le sang d'un amour, qui autrefois comblait mon âme,
L'hiver pointe son grand revolver, une saison me tient en joug,
Tire, salope, entre mes paupières, pourvu que ma douleur s'essouffle...
Pourvu que ma douleur me tue...
Je ne veux dormir sans ton étreinte,
Puisque sans toi je ne dors plus,
Que dans des draps baignés d'absinthe,
Que dans des draps baignés d'absence...
Je ne veux aimer un autre que toi,
Aimer encore, quand on y pense,
C'est comme si tu mourrais deux fois...
Je ne fêterai jamais plus Noel,
J'ai brulé toutes mes guirlandes,
Tes cheveux font des pelotes,
Que même les chats refusent de prendre,
C'est ton dernier hiver, amour, ta dernière cigarette,
Décembre aura ma peau, et toi, tu prendras le reste...
Et si nous faisions un jeu,
Cette fois, c'est moi le maître,
Tu dois faire tout ce que je veux...
Jacques a dit ... « Reste ».
Texte par lonely-valentine
Image "Final del Tiempo", par Sidiuss
