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Show Words : A toi qui ne savait pas chérir...

Show Words : A toi qui ne savait pas chérir...
Le spectacle

Ca t'amuse toi, marionnettiste, de laisser ta poupée par terre,
Dans u
ne robe de dentelle triste, à la merci de la poussière,
Qui r
end le cœur séché et vide, qu'on peut en faire des lanternes,
même les bougies se suicident, tellement la lumière y est terne,
C
a t'amuse toi, marionnettiste, de refermer le coffre à jouets,
Comm
e un pauvre enfant égoïste, comme si ça n'avait jamais été,
C
omment ça peut te sembler facile, de cracher sur l'jouet qui reste,
Qua
nd ta poupée s'est coincée l'coeur, dans l'entrebâillement du couvercle,
Comm
ent ça se peut, c'est pas possible, d'ignorer le sang de ta blessure,
Quand ta jolie poupée se meurt, et espère juste la réouverture...

O
uvre les yeux, marionnettiste, dis-moi qui tient l'fil de ton cœur,
E
s-tu le pantin d'un artiste, qui joue le spectacle de ton malheur,
Po
urquoi tu te fais l'équilibriste, entre ta passion et tes valeurs,
La
plus grande valeur qui existe, n'est-elle pas d'aimer sans peur ?
Aim
er fort la jolie brindille, qui même laissée ne s'est lassée,
Et qui attendra même si elle vacille, que s'en revienne enfin l'été,
L'a
mour, le vrai, on ne le confisque, mais il fait envier les lâches,
Ouvre
les yeux, marionnettiste, un loup se cache sous un masque,
Un
e meute ne sera jamais famille, c'est une tribu où l'on t'attache,
Dis
-toi que le destin d'un fils, est d'y tuer son patriarche...

M
oi je t'en veux, le marionnettiste, et je t'en veux d'être séducteur,
Je
t'en veux de ces sourires magiques, je t'en veux de ton regard charmeur,
Je t'en veux de ces moments où l'améthyste, semble moins briller que le bonheur,
Qui
remplit ses yeux, ça pétille, le champagne coulait dans son cœur,
Com
me je t'en veux d'casser la brindille, qui dans une infinie confiance,
S'e
st blotti sans feuilles ni coquille, au creux même des tes attirances,
J'en veux à ta bouche de ses baisers, sur la tendre maigreur de ses hanches,
P
our une fois tous les os rongés, remplir ta gamelle de l'absence,
J
e t'en veux de tout, tout dévorer, puisque tout cet amour que tu manges,
Tu
l'avales rond sans le savourer, et pourtant... C'est celui d'un ange.

A toi qui ne savais pas chérir, qui n'aime que de facilité,
Je
te déteste de ftrir, la fleur que je ne voulais jamais fanée,
Dans
son cahier de souvenirs, où tu ne reviendras peut-être jamais,
C'est ton départ que l'on respire, et l'air y est plus lourd que l'acier,
Et
moi j'ai mal quand elle a mal, quand sa vie perd toute sa saveur,
Je
t'en veux de ternir ses étoiles, d'la forcer au deuil du bonheur,
E
t moi j'ai peur quand elle a peur, que l'avenir crève d'un banal,
Qu
'un beau matin cette douleur, devienne quelque chose de machinal...
Quel
que chose de machinal...

Je
t'en veux de ce spectacle infernal, et d'admettre encore de l'aimer,
C
'est un amour insupportable, puisque rendu... mais prisonnier.

Texte par lonely-valentine
Pour un être cher.

# Posté le vendredi 08 mai 2009 07:06

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