A ceux qui m'ont aimé, quelques mois, quelques nuits.
Je suis désolé.
Toi tu dis que tu m'aimes
Toi tu dis que tu m'aimes, que tu ne vivrais pas sans moi,
Que c'sont tes mains qui saignent, quand elles me touchent pas,
Que le plus beau des poèmes, qu'on aurait pu t'offrir,
Commence par les « je t'aime », que j'ai peur de te dire,
Sais-tu pourquoi tu m'aimes, ou m'aimes tu sans savoir,
Juste parce que c'est bon, parce qu'on en reprendrait bien,
L'amour est bohémien, mon c½ur comme une caravane,
Ce sont mes yeux qui fanent, de n'plonger que dans les tiens...
Toi tu dis que tu m'aimes, que ma bouche t'empoisonne,
Que ma salive a le goût, du meilleur des opiums,
Que les silences que je t'impose, quand tu me dis "je t'aime",
Sont des tendres thromboses, qui te font péter tes veines,
Toi tu dis que t'as mal, que mes mots t'assassinent,
Quand ton souffle devient court, que t'écorchent mes rimes,
Mais que serait donc l'amour, sans son amie souffrance,
Vraiment, que serait la mer, sans ses bateaux qui dansent...
Toi tu dis que tu m'aimes, que lorsque je te fais l'amour,
Tous les gens disparaissent, que y'a plus personne autour,
Quand je ne t'effleure qu'un peu, puis que j'entre en ton corps,
C'est tous les chants des cieux qui résonnent en ton c½ur,
Que ça y est enfin, t'y crois, Dieu devient l'évidence,
Que lorsque je bouge en toi, j'ai la grâce des anges...
Toi tu dis que c'est bon, mais lorsque je te fais l'amour,
C'est l'amour que je baise, et tu m'aimes en retour...
Toi tu dis que tu m'aimes, et moi je ne te crois pas...
Toi tu dis que tu m'aimes, et moi je n'en veux pas...
Que t'aimerais que je revienne, en un battement de cil,
Que je ramène le soleil, que j'ai pris avec moi,
Te faire croire des merveilles, puisqu'il est plus facile,
D'aimer celui qui reste, que celui s'en va...
Toi tu dis que tu m'aimes, que tu m'aimes à en mourir,
Que les peintres font des tableaux, où l'on nous voit vieillir,
Et moi comme une sombre vague, je donne sans compatir,
A tes châteaux de sable, des allures de martyrs...
Je t'écris d'un pays où l'amour ne vit plus,
A l'encre des étoiles qui ne savent plus briller,
Et je prie pour qu'un ange te recouvre de ses ailes,
Pour qu'enfin tu aies chaud, d'un amour absolu....
Texte par lonely-valentine




