Tree Words : Jamais, je ne t'oublierai...

Tree Words : Jamais, je ne t'oublierai...
Ecrit en écoutant Rachael Yamagata - Elephants
A écouter en même temps.

Il y a longtemps que je t'aime

Il y a tellement longtemps que je t'aime, que les branches de l'amour ont vieilli,
Sont froissées mes années, mes poèmes, les tumultes de l'automne m'ont détruit,
Je cours après toutes les feuilles que tu sèmes, tout au fond de mon écorce, espérant,
Qu'avec un peu de fil, des aiguilles et de colle, on me rendrait mon allure d'avant,
Comme un mannequin sans bras, sans visage, je m'efforce de tenir face au vent,
La seule robe que m'ait cousue les adages, est un haillon de sève et de sang,
Dans une forêt où jamais les oiseaux ne viennent, j'attends qu'on me coupe, aveuli,
Il y a tellement longtemps que je t'aime, que toutes mes racines en ont pourri...

Il y a tellement longtemps que je t'aime, que j'ai vu hommes et civilisations,
Se lever, se construire, se détruire, dans des élans de hargne, de passion,
Dans l'humidité d'un monde de tristesse, a poussé l'arbre aux religions,
Dont les fruits n'apportaient qu'une ivresse, j'ai croqué jusqu'à voir l'illusion,
Je crois à tous les mensonges que tu me laisses, j'y crois presque comme à l'absolution,
Des mes mains hérétiques et impures, j'ai construit des églises en ton nom,
Moi qui me semblait penseur et bohème, je croule sous le poids de mes prières,
Il y a tellement longtemps que je t'aime, que Dieu en a quitté la Terre...

Il y a tellement longtemps que je t'aime,
Il y a tellement longtemps que j'attends...
Si dans ton c½ur, j'ai le trou d'une souris,
Dans le mien, tu as la place d'un géant,

Il y a tellement longtemps que je t'aime, qu'on en fera des histoires pour enfants
« Regardez, c'est comme ça que l'on s'aime », c'est magique, c'est éternellement,
Quand une main posera la question, « pourquoi ne l'a-t-il pas aimé autant ? »
On dira sans nulle autre raison, que t'avais peur d'un amour aussi grand,
Quand les étoiles s'écraseront sur la Terre, nous serons que poussière, des breloques,
Les comètes détruiront l'atmosphère, et la vie sera le souvenir d'une époque,
Il y a tellement longtemps que je t'aime, il y a tellement longtemps que j'attends,
A défaut que l'univers s'en souvienne, moi, j'ai comme une mémoire d'éléphant....


Texte et image par lonely-valentine

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 17:55

Modifié le mercredi 08 avril 2009 08:02

Musical Words : Comme une chanson...

Musical Words : Comme une chanson...
Après ses bras

Parle...
Paris semble amère et malheureuse, il y a comme un parfum d'automne,
La pluie martèle les amoureux qui s'embrassent sur les allées jaunes,
Paris semble amère mais éternelle, et près de la gare Montparnasse,
J'ai remarqué qu'en son absence, plus rien ne se passe...
Des gamins se battent près des guichets, un musicien chante les saisons,
Les hommes dans une usure lassée, laissent quelques pièces et puis s'en vont,
Des gamins se battent pour quelques billes, comme des nations pour du pétrole,
Nos vies comme des centaines de quilles, qui dégringolent...

C'est la chanson de l'amour qui meurt,
Les oiseaux ne chanteront plus pour nous,
Pour toi qui aimait tant m'aimer, mon c½ur,
Pardon... Je te rends tout.


Et après... ?
Alors que le train entre en gare, ses mécaniques grondent de bonheur,
La foule s'amasse sur les trottoirs, je n'entends plus pleurer mon c½ur,
Alors que le train siffle de plus belle, mes yeux se perdent dans l'oubli,
Les passants chantent et m'ensorcellent, d'une litanie...
Soudain sa voix franchit la foule, je me surprends même à sourire,
Comme enivré, comme presque saoul, oui je me surprends même à rire,
Tu sais, l'amour est un vilain microbe, qui en a touché plus d'un et d'une,
Sous mes pieds, les quais se dérobent, et zut, v'là que je m'enrhume...

C'est la chanson de l'amour qui meurt,
Les oiseaux ne chanteront plus pour nous,
Pour toi qui aimait tant m'aimer, mon c½ur,
Pardon... Je te rends tout.


Après ses bras...
Et comme si Paris n'avait jamais été si belle, comme si l'automne n'existait pas,
Après ses bras, j'étais une hirondelle, après ses bras, je suis revenu à toi,
J'ai ôté mon manteau et mon sourire, laissé mon bonheur dans les rues,
Tu ne m'as jamais vraiment fait rire, tu sais, tu ne me comprendrais plus,
Je t'embrasserai par habitude, et tout l'amour que je te ferai,
Aura un parfum d'amertume, aura comme un goût de ses lèvres,
Tes moindres baisers seront du sable, qui m'écorchera toujours les dents,
Après ses bras, je suis coupable, de la plus belle des innocences...

C'est la chanson de l'amour qui meurt,
Les oiseaux ne chanteront plus pour nous,
Pour toi qui aimait tant m'aimer, mon c½ur,
Pardon mais... Je m'en fous.


Texte et image par lonely-valentine

# Posté le lundi 29 septembre 2008 16:43

Modifié le lundi 20 octobre 2008 12:32

Bird Words : La vie en rose...

Bird Words : La vie en rose...
Comme les mots d'un oiseau.
"Au fond de moi, c'est toujours la pluie, ça ne s'éclaircit jamais."
(Life, T2)

La vie en rose

Quand il me prend dans ses bras,
Qu'il me parle tout bas,
Je vois la vie en rose...


La vie me va si bien...
Mais quand il n'est pas là, les heures s'étirent en jours,
Et les jours en semaines, j'oublie même que j'existe,
Le monde continue son cirque, les étoiles applaudissent,
La lune change mes humeurs, comme un équilibriste,
Je suis comme un clown maussade, et comme des cascades,
Mes larmes chantent dans leur chute, une triste sérénade,
J'ai beau penser à lui, souvent, il pleut sur mon visage,
Mes yeux comme des pendules ou même les minutes naufragent...

Quand il me prend dans ses bras,
Qu'il me parle tout bas,
Je vois la vie en rose...


La vie me va si bien...
Mais quand je m'endors sans lui, j'en perds mes appétits,
Et même le goût de la vie, me semble un peu morose,
Il est entré dans mon âme, comme un moteur en panne,
Ses absences comme une came, dont je fais l'overdose,
Je ne suis qu'une pauvre mécanique, de métal, de plastique,
Et même mes engrenages, jouent une bien triste musique,
J'ai beau tourner chimérique, les moindres rouages de mon c½ur,
Mon corps comme une machine non programmée pour le bonheur...

Quand il me prend dans ses bras,
Qu'il me parle tout bas,
Je vois la vie en rose...


La vie me va si bien...
Mais quand il s'endort contre elle, je sens brûler mes ailes,
Et je sème toutes mes plumes, comme un Poucet en peine,
Lorsque ses mains sont dans les siennes, je voudrais qu'il lui dise,
Que ce n'est que partie remise... Bientôt, elles m'appartiennent,
Quand ses lèvres goûtent sans remord, à l'eau d'une autre fontaine,
Moi je le ressens encore, dans le fleuve de mes veines,
J'ai découpé pour qu'il revienne, ma peau comme du papier glacé,
Mon sang sur mes godasses comme des ficelles entrelacées....

Pardon, mon tendre ami, tu sais,
Je ne t'avouerai jamais,
Que quand nous sommes ensembles,
Je vois la vie en rose...
Pardon, mon tendre ami, je sais,
Que tu ne m'aimeras jamais,
Mais quand nos corps s'assemblent,
Moi ça me fait quelque chose...

Texte et image par lonely-valentine



# Posté le lundi 22 septembre 2008 18:46

Modifié le mardi 23 septembre 2008 16:44

Religion Words : Dieu est mort, et mon amour...

Religion Words : Dieu est mort, et mon amour...
Ca c'est moi sans toi, et comme tu le vois, j'arrive presque à sourire.

Dieu est mort

A te voir, entouré par les tiens, je me suis dit que Dieu était mort,
Q
ue nous n'étions plus que des âmes, gouvernés par nos corps,
Auj
ourd'hui, tout près de toi, je ne me suis jamais senti si seul,
La b
lancheur de tes draps me rappelle tristement les couleurs d'un linceul,
Les machineries jouent de la musique, et toi tu dors paisiblement,
Si j
'étais romantique, je dirai certainement d'un sommeil de cent ans,
Tu
sembles automatique, et ton c½ur ne bat plus que sous le joug du courant,
L'homme est une belle mécanique, mais privée de l'âme qui dort dedans,
E
lle semble n'être que de plastique...

A t
e voir là, entouré par les tiens, je me suis dit que Dieu était mort,
Ou
que c'était là, son plus triste moyen de me dire « tu l'aimes encore »,
Au milieu de ces gens qui disent t'aimer tout haut, moi je t'aime tout bas,
Com
me un sombre secret, pour tes yeux j'ai pleuré, eux ont-ils pleuré pour toi ?
A
vec toi à mes cotés, on vaincrait nos tristesses, on réapprendrait à sourire,
On
réapprendrait aux morts qu'il fait beau d'être en vie, l'amour serait notre empire,
Je pleure pour toi qui ne m'as jamais aimé qu'un peu, que j'ai aimé pour deux,
L
e temps nous reprendra avant qu'on ait le temps de se dire adieu,
Avant qu'on ait le temps de dire « Dieu ».

M
ais.
Je
veux que tu relâches mon c½ur, je veux que tu desserres tes doigts,
Q
u'à jamais s'achève ma douleur, je veux entendre que tu ne m'aimes pas,
Je
ne veux plus fermer les yeux, lorsque mon corps brûle de sir,
Et
au matin, quand ce n'est pas toi, ne plus avoir peur de les ouvrir,
Je ne veux pas voir ton visage, quand je me regarde dans un miroir,
Qu
and mes reflets sont mes bourreaux, que mes traits crient au désespoir,
Et
si mes larmes sont des couteaux, qui tombent du haut de mes mouchoirs
Je ne veux pas que tu me dévisages, si mes poignets brillent dans le noir...
Je
ne veux plus t'aimer comme ça, crois moi, je suis foutu...
Pui
sque notre amour est un Dieu, auquel je ne crois plus,
D
ans ce tourbillon infernal, même mon impiété me tue,
Je
reste comme un pauvre animal, dans la forêt, perdu....

Ch
ut.
M
e regarde pas comme ça, tu crois que je fais ça parce que je suis amoureux ?
Détr
ompe-toi, c'est juste moi qui ai oublié de m'aimer un peu.


Texte et image par lonely-valentine

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 19:41

Older Words : Un anniversaire de mots...

Older Words : Un anniversaire de mots...
Joyeux anniversaire à mon premier livre, deux ans, ca me semble une éternité.
Pour ceux qui seraient tentés de m'avoir sur leurs étagères, c'est ici.
Une couverture d'amateur, une édition d'amateur, mais ce fut vraiment réalisé avec toute mon âme.
Donc joyeux anniversaire à mon receuil de nouvelles.
J'espère que t'auras un petit frère.


lonely-valentine

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 17:26