A Boy's Words : Je vous écris ce soir...

A Boy's Words : Je vous écris ce soir...
Je vous écris ce soir

Je vous écris ce soir, pour dénouer mes lèvres cousues,
Depuis tant d'années et ce soir, mon c½ur se met enfin à nu,
Comme une promesse de rendez-vous, vous devez savoir, papa, maman,
Nous nous reverrons un jour, nous nous reverrons autrement...
Je vous écris ce soir, une confession qui se noie souvent,
Dans toutes les larmes de mon mouchoir, vous êtes la mort qui m'attend,
Le mensonge d'une vie pourtant, vous devez savoir par ces écrits...
Papa, maman, vous êtes l'arbre d'un fruit pourri,

Je vous écris ce soir, pour briser un silence de dix ans,
La haine se plie au désespoir, vous m'avez manqué, vraiment,
C'est pourtant l'évidence même, vous devez savoir, papa, maman,
Moi, je vous aimais quand même, et vous, m'aimiez vous autant ?
Je vous écris ce soir, une lettre que je regrette amèrement,
Puisque c'est un adieu trop tard, vous êtes le froid qui m'éprend,
Le mal d'un mal-être longtemps, vous devez savoir par ces écrits,
Papa, maman, vous êtes les dieux d'une terre maudite,

Je vous écris ce soir, pour vous parler d'un malheureux,
Depuis ma triste chambre et ce soir, ne pleureront pas mes yeux,
Devant la laideur du miroir, vous devez savoir, papa, maman,
Un ange m'attend dans mon couloir, il descend juste du firmament,
Je vous écris ce soir, pour vous décrire mon amoureux,
Je l'ai aimé d'un seul regard, lui ne m'a aimé qu'un peu,
Le temps de suspendre nos corps, à travers les âges et les hommes,
Sa femme est belle comme l'aurore, je ne suis que le ver de la pomme...

Je vous écris ce soir, pour accompagner mes cendres,
Et celles d'un amour illusoire, que vous ne pourrez jamais comprendre,
J'aimais les hommes de l'intérieur, vous devez savoir, papa, maman,
Partir m'a déchiré le c½ur, vous étiez le flingue sur ma tempe...
Je vous écris ce soir, je ne vous écrirai jamais plus,
Depuis tant d'années et ce soir, mon c½ur s'est enfin mis à nu,
Comme une promesse de crépuscule, tournent doucement jusqu'à l'arrêt,
Les grandes aiguilles de ma pendule, vous êtes l'arbre d'un fruit tombé...


Texte par lonely-valentine

# Online seit Montag, 14. April, 2008 um 05:44

Geändert am Mittwoch, 30. April, 2008 um 08:43

Starlight Words : Le batisseur d'étoiles...

Starlight Words : Le batisseur d'étoiles...
.
Juste envie de poésie. J'espère que vous en avez envie, aussi.

Le bâtisseur d'étoiles

P
erchée sur une colline recourbée, Lili cousait d'un fil amer, de jolies choses
Avec
ses bobines à ses pieds, une maille à l'endroit, à l'envers, joli fil rose,
C'était une nuit ensoleillée, d'une étoile plus grande que les autres, tout là-haut,
Si l
oin, mais à la fois si près, comme un mystère demi-ouvert, mais resté clos,
M
ais l'étoile ne brille soudain plus, Lili se pique mais ne saigne pas, petite blessure,
C
omme une douloureuse habitude, à la bouche, elle porte son doigt, tout confiture,
C
ette confiture qui coule en nous, qui fait de Lili la couseuse, une femme humaine,
Mais qui fait pleurer sous la Lune, quand la vie est capricieuse, ça fait de la peine...

En b
as d'une colline recourbée, une étoile a touché la Terre, dans un fracas,
Qui
a secoué les pommiers et fait trembler les vers de terre, dormant plus bas,
S
e demandant qui s'amusait, à faire tomber toutes les maisons, Vincent le ver,
De so
n trou sortit la tête, pour apercevoir un gargantuesque monstre de fer,
La couseuse courut de son mieux, abandonnant toute sa laine, tous ses chagrins,
En
deux pas rejoignit les cieux, qui s'étaient perdus dans la plaine, sans lendemain,
Des lumières scintillaient partout, et dans des flammes immesurables, Lili apprit,
Que c'est de machines et d'écrous, qu'étaient fabriquées les étoiles, et c'est ainsi...

A
u pied d'une colline recourbée, Lili fourra son nez partout, pour trouver enfin,
Su
r la plus grande plaque d'acier, juste quelques mots et c'est tout, des alexandrins,
« S
i cette étoile tombe du ciel, veuillez composer Etoile, sur les touches d'un téléphone,
N
ous répondrons à votre appel, dans un délai plus qu'acceptable, Bâtisseur John. »
S
ans perdre une précieuse seconde, Lili courut jusqu'à sa chambre, et composa,
Le mo
t Etoile sur les touches rondes, et éprise d'une joie intense, patienta,
Cont
re les carreaux de la fenêtre, tic toqua une échelle de cordages, et sans réfléchir,
La c
ouseuse se sentant renaître, suivit le chemin jusqu'aux nuages, et leur empire...

Au dessus d'une colline recourbée, un bâtisseur frappe un métal, et dans les cheveux de Lili,
Volètent des poussières d'étoiles, fuyant les grandes portes dorées, d'un atelier de métallurgie,
Au premier regard qu'ils échangèrent, Lili et John surent qu'ils s'aimaient, comme par magie,
Et l'étoile qui gisait sur Terre, immortelle bien qu'abîmée, s'envola et les rejoignit,
«
Dites moi votre nom, où j'en meurs » il demanda, elle répondit « Je m'appelle Lili... »
Serr
ant l'étoile bientôt comme neuve, il dit « Tu t'appelleras ainsi, n'est ce pas joli ? »
Aujourd'hui, ils s'aiment encore, et couchés sous des nébuleuses, milles firmaments,
Les
enfants dorment sous les étoiles, qu'un bâtisseur et une couseuse, fabriquent ensemble...


Texte par lonely-valentine

# Online seit Freitag, 11. Januar, 2008 um 12:07

Raining Words : Il pleut sur mon bonheur...

Raining Words : Il pleut sur mon bonheur...
Me revoila un peu, j'ai essayé.

Il pleut sur mon bonheur

6 semaines que je promène, entre mes rues, les mêmes visages reviennent,
Le café qui me brûle ne réchauffe pas mes veines, c'est comme une aube,
Qui jamais ne se lève, qui jamais ne se lève, et les oiseaux s'endorment,
Fatigués d'être en l'air, de me regarder d'en haut, comme un pantin qui erre,
6 semaines que je me promène, tu sais, ces semaines sont des aubaines,
Pour ceux qui croquent l'amour, comme une pomme, pour toujours,
J'ai croqué et je saigne, j'ai croqué et je saigne, et les oiseaux s'envolent,
Fatigués d'être à terre, et de regarder sans gène, mon corps qui dégringole,

10 semaines que je m'endors, entre des draps salis, par l'amour et les corps,
Et tu sais jamais je n'oublie, qu'il y a dix semaines encore, tu y dormais aussi,
Sans pudeur et sans peur, sans pudeur et sans peur, et dans dix semaines peut-être,
Que j'y dormirai encore, seul ou contre quelqu'un, peut-être que j'y dormirai bien,
10 semaines que je m'endors, tu comprends, ces semaines sont des efforts,
A se demander pourquoi on vit, à se demander pourquoi on dort, tu sais,
Quand on regarde dehors, ça ne dérange personne, non, personne n'a vu,
Que les peintres sont déchus, les rues sont des tableaux où tu ne figures plus,

12 semaines que je m'épuise, tu comprends, toutes mes tendresses s'enlisent,
Les pleurs sont mes amants, les hommes sont mes bêtises, et je prie doucement,
Pour que l'amour me quitte, pour que l'amour me quitte, et que tu partes vraiment,
Comme de ce monde en ruines, que tu as laissé, il y a 12 semaines maintenant...
12 semaines que je m'épuise, entre mes mains, les peaux glissent et se suivent,
Rien ne te ressemble, si leurs corps sont miens, jamais mon c½ur ne tremble,
Les nuages pleuvent et les nuages pleurent, chaque seconde est averse,
Il pleut sur mon bonheur, si l'amour est ton meurtre, je le fais, je le baise,

Quelques heures que je m'use, entre alcool et poussière, plus rien ne m'amuse,
Les oiseaux m'indiffèrent, et les pluies s'atténuent, quand je ferme mes paupières,
Dieu que le monde est beau, dieu que ma peine est grande, et je garde sous ma langue,
Le parfum de ta peau, le milieu de tes jambes, quelques heures que je m'ébranle...
Quelques heures que je m'use, entre ici et chez toi, je serai bientôt là, tu sais,
Près de la place Richelme, ou peut-être est ce ailleurs, quelqu'un te ressemblait,
Sans pudeur et sans peur, sans pudeur et sans peur, dans quelques heures peut-être,
Je serai à ta fenêtre, et il ne pleuvra jamais plus, et il ne pleuvra jamais plus...
Sur mon bonheur...

Texte et image par lonely-valentine

# Online seit Mittwoch, 26. Dezember, 2007 um 20:14

Geändert am Mittwoch, 30. April, 2008 um 08:44

Radiohead Words : No surprises, please...

Ne vous moquez pas, s'il vous plait, on fait ce qu'on peut.

# Online seit Sonntag, 02. September, 2007 um 18:21

Just My Words : I'm not dead

Je ne suis pas mort, je suis juste très pris, et j'ai arreté d'écrire pour le moment.
A bientôt.

# Online seit Montag, 13. August, 2007 um 20:06