Starlight Words : Le batisseur d'étoiles...

Starlight Words : Le batisseur d'étoiles...
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Juste envie de poésie. J'espère que vous en avez envie, aussi.

Le bâtisseur d'étoiles

P
erchée sur une colline recourbée, Lili cousait d'un fil amer, de jolies choses
Avec
ses bobines à ses pieds, une maille à l'endroit, à l'envers, joli fil rose,
C'était une nuit ensoleillée, d'une étoile plus grande que les autres, tout là-haut,
Si l
oin, mais à la fois si près, comme un mystère demi-ouvert, mais resté clos,
M
ais l'étoile ne brille soudain plus, Lili se pique mais ne saigne pas, petite blessure,
C
omme une douloureuse habitude, à la bouche, elle porte son doigt, tout confiture,
C
ette confiture qui coule en nous, qui fait de Lili la couseuse, une femme humaine,
Mais qui fait pleurer sous la Lune, quand la vie est capricieuse, ça fait de la peine...

En b
as d'une colline recourbée, une étoile a touché la Terre, dans un fracas,
Qui
a secoué les pommiers et fait trembler les vers de terre, dormant plus bas,
S
e demandant qui s'amusait, à faire tomber toutes les maisons, Vincent le ver,
De so
n trou sortit la tête, pour apercevoir un gargantuesque monstre de fer,
La couseuse courut de son mieux, abandonnant toute sa laine, tous ses chagrins,
En
deux pas rejoignit les cieux, qui s'étaient perdus dans la plaine, sans lendemain,
Des lumières scintillaient partout, et dans des flammes immesurables, Lili apprit,
Que c'est de machines et d'écrous, qu'étaient fabriquées les étoiles, et c'est ainsi...

A
u pied d'une colline recourbée, Lili fourra son nez partout, pour trouver enfin,
Su
r la plus grande plaque d'acier, juste quelques mots et c'est tout, des alexandrins,
« S
i cette étoile tombe du ciel, veuillez composer Etoile, sur les touches d'un téléphone,
N
ous répondrons à votre appel, dans un délai plus qu'acceptable, Bâtisseur John. »
S
ans perdre une précieuse seconde, Lili courut jusqu'à sa chambre, et composa,
Le mo
t Etoile sur les touches rondes, et éprise d'une joie intense, patienta,
Cont
re les carreaux de la fenêtre, tic toqua une échelle de cordages, et sans réfléchir,
La c
ouseuse se sentant renaître, suivit le chemin jusqu'aux nuages, et leur empire...

Au dessus d'une colline recourbée, un bâtisseur frappe un métal, et dans les cheveux de Lili,
Volètent des poussières d'étoiles, fuyant les grandes portes dorées, d'un atelier de métallurgie,
Au premier regard qu'ils échangèrent, Lili et John surent qu'ils s'aimaient, comme par magie,
Et l'étoile qui gisait sur Terre, immortelle bien qu'abîmée, s'envola et les rejoignit,
«
Dites moi votre nom, où j'en meurs » il demanda, elle répondit « Je m'appelle Lili... »
Serr
ant l'étoile bientôt comme neuve, il dit « Tu t'appelleras ainsi, n'est ce pas joli ? »
Aujourd'hui, ils s'aiment encore, et couchés sous des nébuleuses, milles firmaments,
Les
enfants dorment sous les étoiles, qu'un bâtisseur et une couseuse, fabriquent ensemble...


Texte par lonely-valentine

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 12:07

Raining Words : Il pleut sur mon bonheur...

Raining Words : Il pleut sur mon bonheur...
Me revoila un peu, j'ai essayé.

Il pleut sur mon bonheur

6 semaines que je promène, entre mes rues, les mêmes visages reviennent,
Le café qui me brûle ne réchauffe pas mes veines, c'est comme une aube,
Qui jamais ne se lève, qui jamais ne se lève, et les oiseaux s'endorment,
Fatigués d'être en l'air, de me regarder d'en haut, comme un pantin qui erre,
6 semaines que je me promène, tu sais, ces semaines sont des aubaines,
Pour ceux qui croquent l'amour, comme une pomme, pour toujours,
J'ai croqué et je saigne, j'ai croqué et je saigne, et les oiseaux s'envolent,
Fatigués d'être à terre, et de regarder sans gène, mon corps qui dégringole,

10 semaines que je m'endors, entre des draps salis, par l'amour et les corps,
Et tu sais jamais je n'oublie, qu'il y a dix semaines encore, tu y dormais aussi,
Sans pudeur et sans peur, sans pudeur et sans peur, et dans dix semaines peut-être,
Que j'y dormirai encore, seul ou contre quelqu'un, peut-être que j'y dormirai bien,
10 semaines que je m'endors, tu comprends, ces semaines sont des efforts,
A se demander pourquoi on vit, à se demander pourquoi on dort, tu sais,
Quand on regarde dehors, ça ne dérange personne, non, personne n'a vu,
Que les peintres sont déchus, les rues sont des tableaux où tu ne figures plus,

12 semaines que je m'épuise, tu comprends, toutes mes tendresses s'enlisent,
Les pleurs sont mes amants, les hommes sont mes bêtises, et je prie doucement,
Pour que l'amour me quitte, pour que l'amour me quitte, et que tu partes vraiment,
Comme de ce monde en ruines, que tu as laissé, il y a 12 semaines maintenant...
12 semaines que je m'épuise, entre mes mains, les peaux glissent et se suivent,
Rien ne te ressemble, si leurs corps sont miens, jamais mon c½ur ne tremble,
Les nuages pleuvent et les nuages pleurent, chaque seconde est averse,
Il pleut sur mon bonheur, si l'amour est ton meurtre, je le fais, je le baise,

Quelques heures que je m'use, entre alcool et poussière, plus rien ne m'amuse,
Les oiseaux m'indiffèrent, et les pluies s'atténuent, quand je ferme mes paupières,
Dieu que le monde est beau, dieu que ma peine est grande, et je garde sous ma langue,
Le parfum de ta peau, le milieu de tes jambes, quelques heures que je m'ébranle...
Quelques heures que je m'use, entre ici et chez toi, je serai bientôt là, tu sais,
Près de la place Richelme, ou peut-être est ce ailleurs, quelqu'un te ressemblait,
Sans pudeur et sans peur, sans pudeur et sans peur, dans quelques heures peut-être,
Je serai à ta fenêtre, et il ne pleuvra jamais plus, et il ne pleuvra jamais plus...
Sur mon bonheur...

Texte et image par lonely-valentine

# Posté le mercredi 26 décembre 2007 20:14

Modifié le mercredi 30 avril 2008 08:44

Radiohead Words : No surprises, please...

Ne vous moquez pas, s'il vous plait, on fait ce qu'on peut.

# Posté le dimanche 02 septembre 2007 18:21

Just My Words : I'm not dead

Je ne suis pas mort, je suis juste très pris, et j'ai arreté d'écrire pour le moment.
A bientôt.

# Posté le lundi 13 août 2007 20:06

Unsaid Words : Ce que je ne te dirai jamais...

Unsaid Words : Ce que je ne te dirai jamais...
Sans commentaire

Corde au cou

Quelques bouteilles de coke entassées sur les sièges, des fleurs abîmées achetées à toute allure,
Les é
toiles défilent dans un délicieux cortège, comme une révérence qu'on ferait à l'usure,
De
s chansons décalquées de d'autres chansons plus belles, de belles chansons d'amour,
Endorm
ie tu fredonnes, les airs dans ton sommeil, presque évanouie, fatiguée du parcours,
Sur l
a banquette arrière repose ses yeux éreintés, il va faner les fleurs en les serrant si fort,
J'e
n rachèterai d'autres, plus belles et plus chères, je trouverai des lilas, aux senteurs de l'aurore,
L
es battements de son c½ur font mouvoir son bassin, et te donne la nausée, te remue l'estomac,
Ma
is le soir sa chaleur me nourrit comme un sein, la nuit m'a toujours fait peur, oui, souviens toi,

Que
lques âmes esseulées entassées sur des bancs, et quand on regarde les parents épuisés et meurtris
On s
e dit que c'est pratique de ne pas avoir fait d'enfant, mais on se dit qu'on sera seul à l'heure de mourir,
Tu les regardes plein d'amour du banc où nous sommes assis, et dans un geste tendre me caresse l'épaule,
Je r
is nerveusement, tu sais que c'est impossible, tu t'évanouis dans la brise, tu m'as jamais trouvé drôle,
A
travers les vitres sales de la station service, je le vois hésiter, tâtonner, et retourner sur ses pas,
Pour quelques bouquets de fleurs qui ne te plairont jamais, mais pourquoi lui dire, il serait triste et tout ça,
S
on sourire angélique fait sourire la caissière, tu le trouves ridicule, mais dans mes soirs de peine,
I
l descend mes larmes comme un grand revolver, ma tristesse capitule, je crois bien que l'on s'aime,

Qu
elques bouteilles de vin entassées sur les tables, des cousins, des nièces dont on ne souvient même plus,
Des
discours incessants, des éloges discutables, et bien des condoléances qu'on connaissait d'avance,
Tes
chaussures te portent entre les gens qui pleurent, tu en reconnais quelques uns, tu critiques leur allure,
L
a cousine a grossi, et elle n'est pas me enceinte, elle s'empiffre c'est certain, elle va mourir, c'est sur,
J'av
ais toujours cru que le temps t'arracherait à moi, que les rides t'iraient bien, que tu resterais belle,
Que
nous serions vieux ensemble, qu'on marcherait au pas, la marelle du destin, de la terre jusqu'au ciel,
Mais
te voilà aux étoiles, mais sans reposer en paix, tu maudis mes amours et l'homme de mes romances,
Et po
urtant Dieu sait que je t'ai tant aimé, tu me hanteras toujours, à la prochaine Maman,

Q
uelques mots esseulés entassés sur mes pages, pourtant tu n'es pas même morte, tu respires la santé,
M
ais quelque chose en moi s'est fané avant l'âge, je crache sur une tombe qui n'est même pas creusée,
T
out ça pour un amour que tu as voulu reprendre, tout ça pour un amour que je n'ai voulu cesser,
Tout ça pour un amour que t'as pas voulu comprendre, tout ça pour l'amour, on ne devrait plus aimer,
Mais pourquoi m'as-tu fait venir dans cette chambre, ce beau soir de novembre, ça fait quelques années,
Pourquoi m'as-tu posé ces questions incessantes, « c'est ça que tu veux, c'est te faire enculer ? »,
Pourquoi m'as-tu laissé comme un phoenix en cendres, avec quelques valises posées sur le palier,
Aujourd'hui, je respire mais ne vis plus vraiment, c'est mon âme d'enfant que tu as assassiné...

Texte et image par lonely-valentine

# Posté le mardi 19 juin 2007 17:02

Modifié le mardi 19 juin 2007 19:58