Unfaithful Words : Parce que c'est comme si c'était toi...

Unfaithful Words : Parce que c'est comme si c'était toi...

C'est pas comme si je l'avais écrite dans une intention précise.

C'est venu, au fur et à mesure. Je voulais écrire quelque chose pour toi, mais je n'y arrivais pas. Je me suis dit, pourquoi ne pas écrire avec ses mots à elle, des choses qui lui ressemblent, des choses qui lui tient à coeur, des choses qui pourraient lui plaire?
Je te lègue cette chanson, j'espère qu'elle te plaira.


La chanson d'Anne

Pourquoi tu pars avec elle, pourquoi tu restes pas la,
Quelques heures à rêver, quelques heures avec moi,
Je te cuisinerai quelque chose, de quoi as-tu envie,
Je t'écrirai toutes les proses, qu'on ne t'a jamais écrites,
Pourquoi tu pars avec elle, pourquoi tu me laisses ici,
Entre ces murs qui se resserrent, sur mon corps en abîme,
Les étoiles se défenestrent, et des anges maladroits,
S'écrasent à ma fenêtre, comme des oiseaux malades...

Ne voudrais tu pas connaître, embrasser du regard,
Ces gens qu'on rêvait d'être, ces croulants, ces vieillards,
Ces presqu'ils de poussière, ces monuments d'histoire,
Tu voudrais donc mourir, dans les bras du hasard,
Ne voudrais tu pas connaître, ces vauriens, ces vandales,
Ceux qui auraient pu naître, du mélange de nos âmes,
La plus belle alchimie, que le monde ait pu connaître,
Meurt dans l'absence infinie, qu'à jamais tu me laisses...

Pourquoi tu pars avec elle, pourquoi tu restes pas ici,
Est-elle beaucoup plus belle, dis, sait-elle que j'existe,
Sait-elle que les soirs de peine, je laisse courir librement,
Des larmes sur mes veines, comme des manteaux de sang,
Pourquoi tu restes pas là, pourquoi tu pars avec elle,
Te promets elle les étoiles, te promets elle le soleil,
On m'a dit qu'elle mentait, et qu'elle se jouait des hommes,
Et qu'entre ses bras glacés, aucun amour ne résonne,

Ne voudrais tu pas qu'ensemble, nous nous souvenions,
Quand on sera bientôt cendres, desséchés, tout bidon,
Du goût d'un premier baiser, de deux corps qui s'enlacent,
Et d'une nuit à jamais gravée, dans le temps et l'espace,
Ne voudrais pas tu qu'ensemble, nous frappions à la porte,
D'une lumière aveuglante, où se perdent des cohortes,
D'âmes esseulées mais heureuses, de quitter enfin la Terre,
La vie sans être amoureux, ça a comme un goût d'enfer,

Pourquoi tu pars avec elle, pourquoi tu ne restes pas là,
Pourquoi tu la laisses faire, pourquoi tu ne l'arrêtes pas,
Est-ce parce qu'elle est brune, est-ce parce qu'elle est blonde,
Ou est ce parce qu'elle te délivre, du sale cancer qui te ronge,
Pourquoi tu pars avec elle, pourquoi tu ne m'attendrais pas,
Je pourrais m'acheter des ailes, je pourrais venir avec toi,
Pourquoi tu pars avec elle, personne ne t'a jamais conté,
Que la mort est une infidèle, elle n'a de l'amour que les traits...



Texte par lonely-valentine

# Posté le vendredi 25 mai 2007 11:41

Profound Words : From the bottom of my broken soul...

Profound Words : From the bottom of my broken soul...
Mon regard sur le monde.
Je n'ai pas vraiment cherché à l'écrire, c'est lui qui est venu à moi.
(Pas encore vraiment de retour. Bientot, bientot)


La ballade des agneaux

Les nuits sont fraîches et il reste un parfum de roses desséchées, de ciel embrumé,
Sous les églises en ruine et des arbres penchés, des hommes se réchauffent et se serrent,
On ne sait pas, on ne sait plus si on y avait cru, quand ils ont juré qu'Allah s'abattrait,
Mais les étoiles ne sont jamais vraiment réapparues, certains ont même oublié leurs traits,
Chacun pleurait et chacun priait pour que chacun s'en aille, dans des contrées moins sombres,
Pour qu'un enfant jamais n'embrasse en tout premier regard, en toute première seconde
Le jour de sa naissance, le plus grand champ de bataille où même les oiseaux succombent,
On les prend souvent pour des anges noircis par le brouillard, mordus par la pénombre...

Quelques heures embrasées à chercher dans les cendres, des morceaux de papier,
Et pour encre, une terre et de l'eau, et des rimes incessantes, broyées dans mes pensées,
Adossé contre un bus qui ne roulera jamais plus, je repense aux rires d'une enfance avec toi,
Et aux enfants sacrifiés sous des cloches d'angélus, on se croyait invincibles, dieu qu'on ne l'était pas,
Nous étions des agneaux et nous tendions le cou, en se souciant de rien, en se souciant de nous,
La poussière de nos frères nous aura enseignée, que des loups solitaires nous tenaient en joug,
Adossé contre un bus qui ne roulera jamais plus, je repense à l'amour qu'on faisait de nos mains,
Et nos corps immobiles sous un temps suspendu, la nuit jamais ne s'achève, s'oubliaient les matins...

Des hommes se couchent et jamais ne se relèvent, les cendres viendront recouvrir nos âmes,
Et je te vois te battre, insoumis à tes peines, et je te vois te battre, insoumis à tes larmes,
Tu essuies la souffrance d'une main charitable, en aidant ton prochain comme ta propre sève,
Des femmes accouchent mais le futur est pâle, les cendres viendront recouvrir nos rêves,
Les hommes pourraient s'enlacer dans l'amour, s'ils avaient seulement su s'aimer,
Mais c'est dans la mort qu'ils s'embrassent, dans une sale tranchée à défendre,
S'ils avaient voulu apprendre avec sagacité, s'ils avaient su comprendre que la seule vérité,
C'est qu'il suffisait simplement d'embrasser l'étranger, au lieu de le descendre,

Les nuits sont fraîches et il reste des lumières sous les murs éventrés, des bribes d'humanité,
On parle de reconstruire, de tout recommencer, d'honorer les morts sous des pierres et des fleurs,
Un homme au grand sourire reprendra les rennes, d'un monde presque affranchi, libérés de ses chaînes,
Et convaincra tout le monde de repartir en guerre, pour une question de fric sous des habits d'honneur,
Et toi mon amour, tu dis quelques prières, pourtant t'y croyais plus, mais c'est plus fort que toi,
Serait-ce le corps ou la croix enterrée sous la terre, tu sais pas, tu sais plus, mais tu pries de surcroît,
La main sur ton épaule, tu me ressens à peine, je t'embrasse sur la joue et te chuchotes doucement,
Que le monde est une merde et que je suis mort en haine, mais qu'il a la chance de te compter vivant...


Texte par lonely-valentine

# Posté le vendredi 18 mai 2007 07:11

Anne Words : Pas de choux ni de roses, la petite graine est morose!

Anne Words : Pas de choux ni de roses, la petite graine est morose!
Je ne suis toujours pas de retour, mais en attendant, et parce que les récents évènements ont été plus que marrants, je vous propose de découvrir l'un de mes poèmes préférés au monde, écrit par ma keupine Anne que j'aime et qui a lachement abandonné son blog que voici. En hommage à M., et cette soirée inoubliable dictée par les fous rires, les faux semblants, et la perte d'espoir.

C'est pas grave

C'est pas grave, tu sais...
Ca arrive même aux meilleurs,
C'est pas une question de virilité
C'est pas c'qui t'fera perdre mes faveurs
A nous deux, on peut tout surmonter...
Mais n'en fais pas une question d'honneur
Ma vie est belle à tes cotés
Toi seul sais faire mon bonheur

C'est pas grave, j'ai dit
Tes excuses ça m'exaspère !
J'attire plus ton appétit ?
T'as plus envie de ma chair ?
Faut qu'j'achète de la lingerie ?
Dis moi comment j'peux te plaire ?
Inventer des fantaisies ?
Dis moi ce que je dois faire !

Mais nan, c'est pas grave bien sûr !
C'est sympa l'monopoly
Pis on s'habitue à l'usure
Ca tombe bien, y a ma série
J'aurais pas de courbatures
Y'a pas qu'le sexe dans la vie
D'après les ptites créatures
Nonnes, curés... bande d'abrutis !

C'est jamais grave t'maniere !
Faut trouver une solution...
J'en ai parlé à ma mère
Elle m'a dit qu'y'a une potion
Une recette héréditaire
J't'ai mijoté du bouillon
Même qu'y a l' ingrédient mystère
Une poudre aphrodisiaque
Dit merci au pov' taureau
Qui s'est pris une rude claque
L'estropié ne f'ra plus de veaux
Pauvre signe du zodiaque...


Texte par Anne

# Posté le samedi 12 mai 2007 20:27

Modifié le vendredi 25 mai 2007 11:45

Friendship Words : Petite pause révisions...

..
Retour en Juin
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# Posté le dimanche 06 mai 2007 10:39

Modifié le jeudi 01 mai 2008 17:52

Simply Words : Dodo, l'enfant, do...

Simply Words : Dodo, l'enfant, do...
Au revoir, petit ange.

Un poème qu'une de ces chansons m'avait inspiré, il y a deux ans.

Je m'en irai

Je m'en irai vivre, là où la vie prend sa forme,
Là ou la mort attend, que Dieu lui ordonne de faucher des hommes,
Je m'en irai vivre, là où se rejoignent les prières,
Des hommes de paix mourrant, sous les poings des hommes de guerre,
Je m'en irai vivre, là où les ballons éclatent,
Lâchés par un petit garçon malheureux, qui fond comme moi en larmes,
Je m'en irai vivre, là ou tu ne me retrouveras pas,
Puisque je t'aime entre les lignes, d'un livre que l'on n'écrira pas...

Je m'en irai ivre, de tout l'amour du monde,
Dont on se libère une nuit, dans un plaisir de quelques secondes,
Je m'en irai ivre, de toutes les saveurs de l'enfance,
Dont un enfant noir du Soudan, ne soupçonne même pas l'existence,
Je m'en irai ivre, de toutes les images de violence,
Que me crache mon poste de télé, sans se soucier des conséquences,
Je m'en irai ivre, de l'amour que tu m'donnais y'a longtemps,
Qui se résume maintenant, juste à de simples attirances...

Je m'en irai seul, puisque t'as pas voulu venir,
Puisque à cause de ça je pleure, dans une rame de métro,
Avec tes espoirs à maudire,
Je m'en irai seul, puisque aimer c'est souffrir,
Puisque aimer c'est choisir, de vivre le meilleur comme le pire,
Et le pire c'est mourir,

Je m'en irai libre, comme un véritable enfant,
Comme un gosse emporté, sur un tourniquet rouillé d'antan,
Je m'en irai libre, comme une maman en sang,
Comme une femme battue, par un amour qui fut bien trop grand,
Je m'en irai libre, en te laissant mes sentiments,
Noués dans de la dentelle, dans un cadeau de Noël,
Que t'ouvriras en pleurant,
Je m'en irai libre, sur un nuage qui passera,
Pour un enfer qui nous délivre, de celui qu'on vit ici bas,
De celui que je vis ici bas...
Ici bas...

Texte par lonely-valentine

# Posté le lundi 30 avril 2007 12:58

Modifié le jeudi 03 mai 2007 18:42