Smiling Words: Je voudrais créer des sourires...

Smiling Words: Je voudrais créer des sourires...
Voici un petit texte un peu léger, écrit tout recemment. Y'a beaucoup moins de larmes, et beaucoup plus de sourires, enfin, j'espère. Moi, ca m'a amusé!

Petites cachotteries

J'espère que je ne te réveille pas, ma chérie, pardon vraiment,
Je voulais qu'on parle un peu, de la vie, de ce qui t'attend,
Et si nous parlions de l'amour, chérie, tu as un petit ami ?
Et comment s'appelle t'il ? Cyril ? Et, il t'aime bien aussi ?
Et bien, ma petite chérie, quand tu seras plus grande,
Ptet que tu l'épouseras, ptet que vous ferez ensemble,
Le plus beau des enfants, le plus beau des mariages,
Aux fourneaux la maman, et pour Papa le bricolage,

Où peut être qu'il rentrera, avec une mine détestable,
Même qu'il sentira des bras, même qu'il rotera à table,
Ptet qu'il laissera ses vieux slips, et ses jolies chaussettes,
Prendre un congé sabbatique, sur l'horloge de Tante Beth,
Et puis tu penseras vengeance, tu frotteras son assiette,
Dans une vaisselle sanglante, avec l'éponge des toilettes,

Et lorsque tu feras ton régime, que tu pèseras tes bananes,
Que tu t'épuiseras à la gym, sans jamais perdre un gramme,
Tu le verras bien décorer, de milles couches de chantilly,
Le pot de crème glacée, que tu regardes plein d'envie,
Tu lui montreras qu'une femme, n'est pas qu'un quotidien,
Alors tu attiseras sa flamme, et tu feras les magasins,
Tu te feras belle et séduisante, tu t'orneras de dentelles,
Et puis sa fougue naissante, tu feindras le sommeil,

Puis tu tomberas enceinte, et sous le regard de ton homme,
Tu prendras l'aspect certain, d'un célèbre bibendum,
Viendra Marie Aubépine, une blonde très aguicheuse,
Qui se révèle ta voisine, au passé de stripteaseuse,
Et lorsque tu t'amuseras, à compter tes varices,
Ils joueront sûrement à chat, et à la souris coquine,
Et toi tu seras anéantie, tu pleureras même pour rien,
Parce que dans Plus belle la vie, machin a quitté machin,
Tu fonceras chez ta mère, et tu demanderas le divorce,
Tu te feras vieille et amère, et tu deviendras grosse,
Tu maudiras ta vie, les hommes, et tes propres enfants,
Et tu te laisseras mourir, dans l'pot de Nutella géant...

Ne pleure pas ma chérie, Papa racontait des sottises,
Pour pas que tu sois triste, pour que tu relativises,
Je voulais juste pas te dire, qu'alors que je faisais la cuisine,
Bubulle le poisson rouge, a commis son suicide,
Il a sauté dans la poele, où je cuisais les rognons,
Et s'en est allé tout droit, au paradis des poissons,
Tu vois c'est pas si grave, c'est pas si dramatique,
Tu pourrais être en train, de compter tes varices...


Bon, l'image c'est pas trop ça mais elle est rigolote ^^

Texte par lonely-valentine

# Posté le mardi 24 avril 2007 06:16

Modifié le mardi 24 avril 2007 06:53

The Most Silencious Words : Les choses que tu ne voudrais pas savoir...

The Most Silencious Words : Les choses que tu ne voudrais pas savoir...
Un ancien texte, mais pas le moindre. Moi, il me plaisait beaucoup.
Il touchera peut etre moins de personnes, mais tant pis.
A vous
.


Pour du beurre

Je veux que tu sois heureux, je veux que t'aies de beaux enfants,
Je veux que tu sois amoureux, de quelqu'un qui t'aime autant,
Que je t'ai aimé autrefois, quand tu n'en savais rien,
Que tu me frôlais malgré toi, et que je mourais soudain,
Tu m'embrassais pour de faux, ça comptait pour du beurre,
On n'était pas des homos, tu ne l'étais pas mon c½ur,
Tu m'embrassais sur la bouche, on était que des copains,
Et moi je faisais dans ma couche, quand t'effleurais ma main,

Tu sais, la terre m'aurait repris un jour ou l'autre,
Tu sais, si les étoiles s'éteignent, ce n'est pas de ta faute,
Toutes les histoires finissent ici, c'est plutôt chouette où je suis,
Tu sais, ma tombe est trop fleurie en quelque sorte,
Tu sais, si les blessures saignent, ce n'est pas de ta faute,
Offre plutôt ces pissenlits, à celle qui partagera ta vie,

Je veux que tu sois heureux, je veux que t'épouses une princesse,
Je veux que tu sois amoureux, et que de cette union naisse,
Des arrières petits enfants, pour que dans cent cinquante ans,
On se souvienne à chaque seconde, qu'ton sourire c'est l'plus beau du monde,
Tu me disais bien je t'aime, ça comptait pour du beurre,
On s'aimait pas comme les gens s'aiment, tu ne m'aimais pas mon c½ur,
Tu me disais que dans ta vie, j'aurai éternellement une place,
La place que je voulais serait prise, quoique je fasse,

Tu sais, la terre m'aurait repris un jour ou l'autre,
Tu sais, si les volcans s'déchainent, ce n'est pas ta faute,
Toutes les histoires finissent ici, c'est plutôt chouette où je suis,
Tu sais, ma tombe est trop jolie en quelque sorte,
Tu sais, si les larmes surviennent, ce n'est pas de ta faute,
Offre plutôt ce géranium, à celle qui fera de toi un homme,

Je veux que tu sois heureux, c'est pour ça que je suis pas resté,
Je voulais être ton amoureux, je voulais t'embrasser en entier...
Je voulais te sentir au plus fort, dans les profondeurs de mon corps,
J'aurai aimer construire la bosse, qui aurait abrité tes gosses...
Je voulais t'aimer...Je voulais t'aimer...

Tu sais, la terre te reprendra un jour ou l'autre,
Tu sais, ce jour on se reverra, ce n'est pas ta faute,
Toutes les histoires finissent là, c'est plutôt chouette tu verras,
Tu sais, nos tombes seront trop fleuries par les nôtres,
Tu sais, le monde nous oubliera, c'est pas de ta faute,
Mais on sera enfin ensemble, lorsque nous ne serons plus que cendres...
Plus que cendres...


Texte par lonely-valentine

# Posté le mardi 17 avril 2007 05:35

Magic Words : The Storyteller

Magic Words : The Storyteller
J'avais juste envie d'écrire un classique, comme un texte universel qui toucherait tout le monde.
A toutes les femmes que je connais et que j'aime
.

S'il vous aimait

S'il vous aimait, il aurait pour vous, le plus beau des sourires qu'on ne puisse jamais avoir,
Il aimerait maudire tous ces autres regards, qui ricochent sur vous comme des flèches de désir,
Il vous prêterait sa veste les soirées de grand froid, noble comme un seigneur de l'antiquité,
Mais ce serait surtout pour le profond désir, une fois qu'elle vous respire, de la remettre après,
Si vous m'aimiez, et Dieu sait si j'en rêve, je serai ce seigneur, et j'aurai ce sourire,
Et nous construirions ensemble et sans trêve, ce qui serait sûrement le plus beau des empires...


S'il vous aimait, il saurait savourer, sans la moindre grimace et sans le moindre dégoût,
Parmi les autres mets soigneusement préparés, un rôti calciné, mais calciné par vous,
Il saurait esquiver casseroles et couteaux, qui dans une rage intense, traverseraient la chambre,
Puisqu'il saurait bien sur que votre violence, proviendrait de l'enfant poussant dans votre ventre,
Si vous m'aimiez, et Dieu sait si j'en rêve, je mangerai vos repas, je vous ferai un enfant,
Et nous ferions de notre propre sève, des forêts de bambins dont nous serions les parents...


S'il vous aimait, il saurait attendre, que votre visage se creuse et que vos yeux se ferment,
Juste pour être avec vous ce beau soir de décembre, où vous perdrez la vie avec la vue certaine,
De l'homme qui aura vaincu avec tant de courage, la mort, les maladies, et les affres des âges,
Juste pour être avec vous ce beau soir à attendre, que vous perdiez la vie pour qu'il la perde aussi,
Si vous m'aimiez, et Dieu sait si j'en meurs, j'attendrai avec vous, j'attendrai bien longtemps,
Et nous nous retrouverons au pays du bonheur, où même les arcs-en-ciel sont de grands toboggans...


S'il vous aimait, il aurait comme moi, les deux pieds sur une chaise qui ne tient presque plus debout,
Mille loyers impayés et milles nuits sans sommeil, et une corde enserrée tout autour de son cou,
Il saurait encaisser que cette putain de vie, voit passer sur la Terre des millions d'amoureux,
Et il saurait chérir ce cadeau si précieux, la place pourtant maudite de votre meilleur ami,
S'il vous aimait, et Dieu sait qu'il vous aime, puisqu'il vous mène à l'autel en ce moment même,
Si vous l'aimez, et qu'il vous aime aussi, je vous fais mes adieux, en secret, je vous aime...


Texte et image par lonely-valentine

Paragraphe 3 dédicacé à Clochette :)

# Posté le lundi 09 avril 2007 19:35

Modifié le jeudi 12 avril 2007 18:37

Gaga Words : Je t'offre mon coeur, mon âme, mes yeux, ma réalité.

- Le Jour vint à s'éteindre -
J'ai vomi la nuit le bonheur que je n'ai pas eu hier matin, et j'ai vomi tout le jour la nuit que je n'ai pas pu dormir. Météo sur audition, preuve que le temps ne refera pas le monde. Une bonne bière, blonde à l'occasion, qu'on serre fort entre nos mains, de peur qu'elle glisse. Abonné sur le channel des idées, on vend sa peau, et les derniers neurones qui ne sont pas encore pixellisés.

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- Les coloris d'une autre étoile -
C'est que je m'en fous pas mal du temps qui s'éffiloche au fil qu'on le gâche. C'est que je m'en fous pas mal, que tu râles pour un poil sur le savon, le repas pas fini ou la voiture mal garée, du grésillement de la télé, que tu regardes pendant que je me rapproche à petit pas. C'est que c'est pas important, le ciel qui nous tombe sur la tête, la terre qui se morcelle, prête à péter comme un ballon rempli d'un trop peu d'air. C'est pas grave, si on voit plus le jour, si la nuit est triste, comme le bon vin dans lequel on se noie après des mots balancés dans l'air, l'air qui pue la réalité. C'est rien, de ne pas avoir un univers, autour duquel le monde ne gravite pas. Ca compte pas plus qu'une minute sans toi. Même si tu peux pas m'entendre, même si tu peux pas me tendre les bras, même si tu ne sais même pas y croire, il y a dans l'air que tu respires une part de moi.

- Des mots mal placés, malvenus -
Les poètes ratés sont maladroits, leur coeur ont froid. Et ça compte pour du beurre les mots qu'ils peuvent bien écrire. On choisit l'écorce d'un arbre, et les gravures qu'on y a marquées nous reviennent toujours un jour ou l'autre. Y'a pas d'avenir. Y'a de l'encre rouge feutré qui s'écoule dans mes veines, qui allient mon coeur à la parenthèse d'une vie, qui bat, qui bat, qui bat.

Ce sera jamais moi, ce le sera peut-être. Ce sera peut-être l'histoire d'un soir, ou les premières lignes de toute une vie. Ce sera pas la fin du monde, ce sera juste quelques nuages en plus. Et si c'était un morceau de soleil?

Boh, tu parles, moi je connais Mika, et puis même, je sais qu'il tient à toi.
Mais pas autant que moi.
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# Posté le lundi 09 avril 2007 17:34

Modifié le samedi 27 septembre 2008 05:30

Oniric Words : Les faiseurs de songe

Oniric Words : Les faiseurs de songe
Les faiseurs de songe

Des phares ont fendu le brouillard épais, des crissements de pneus, et des larmes séchées,
Mes paupières s'ouvrent sur un arbre penché, des étoiles d'amoureux, de l'asphalte abîmé,
Des milliards de voix se sont tues dans ma tête, c'est le calme absolu, plus rien ne me pénètre,
Comme si le bon Dieu refermait les fenêtres, d'une vie presque aperçue, qu'il gardait entrouvertes,
Mais que fait ce bonhomme aux allures de mendiant, les mains contre le c½ur comme pour se réchauffer,
Les épaules reposant contre des litres de bitume, il est des lits de fortune qui savent bien nous bercer,
Peut-être se repose t'il d'une course trop éreintante, peut-être laisse t'il sa bouche doucement s'enivrer,
Des effluves d'une rosée tout nouvellement naissante, ou des nuages crémeux de notre voie lactée,

Je me suis fait léger comme l'oiseau sur sa branche, comme la neige qui s'abîme contre des cheveux tressés,
D'une enfant qui regarde le ciel sans comprendre, que ce sont les larmes des anges qui s'écrasent à ses pieds,
Je me suis fait léger comme les bateaux qui flottent, comme celui qui s'élance dans les vagues du destin,
Qu'un enfant a créé de ses mains pas si propres, et qu'il voit bientôt sombrer dans les eaux de son bain,
J'allais m'approcher mais des mains me retinrent, c'était un autre enfant transperçant le brouillard,
Ses yeux transpiraient la chaleur et l'espoir, mais ses mains étaient fraîches comme l'herbe du matin,
J'allais m'approcher mais j'aperçus soudain, une bicyclette renversée qui flânait sur la chaussée,
Un casque rouge, un phare jaune, ils étaient tout cassé, et mon corps endormi couché sur le coté,

Ce qui s'était passé était triste et banal, la mémoire d'une voiture et d'un homme au grand c½ur,
D'une promesse de bonbons et de tours à cheval, qui finissent dans une cave fermée de l'intérieur,
Des centaines d'enfants s'extirpèrent du brouillard, et chacun traînant de leurs membres engourdis,
Une bicyclette dorée qui porte pour étendards, des ballons de baudruches sans doute un peu magiques,
Le plus grand d'entre eux s'est saisit de ma main, et nous marchâmes ensemble sous la lune éclatante,
Pour aller préparer avec un très grand soin, ma propre bicyclette qui attendait patiemment,
J'ai compris bien plus tard que nous n'étions pas la mort, mais des faiseurs de songes que le ciel a défait,
Chaque nuit nous volons jusqu'à que vienne l'aurore, et nous chantons ensemble ce refrain oublié,

C'est ici que les enfants décollent, quand les hommes leur prennent leurs rêves,
Que leurs âmes prennent leurs envols, et que le vent embrasse leurs lèvres,
Nous ne deviendrons jamais des anges, nous ne deviendrons jamais des ombres,
Mais juste des oiseaux un peu étranges, qu'on prendra juste pour des avions,
Et lorsque enfin vous vous endormez, nous atterrissons près de vos fenêtres,
Ce n'est jamais pour vous emmener, mais pour souffler des rêves à vos têtes...


Texte par lonely-valentine

# Posté le mardi 03 avril 2007 08:06