Simply Words : Dodo, l'enfant, do...

Simply Words : Dodo, l'enfant, do...
Au revoir, petit ange.

Un poème qu'une de ces chansons m'avait inspiré, il y a deux ans.

Je m'en irai

Je m'en irai vivre, là où la vie prend sa forme,
Là ou la mort attend, que Dieu lui ordonne de faucher des hommes,
Je m'en irai vivre, là où se rejoignent les prières,
Des hommes de paix mourrant, sous les poings des hommes de guerre,
Je m'en irai vivre, là où les ballons éclatent,
Lâchés par un petit garçon malheureux, qui fond comme moi en larmes,
Je m'en irai vivre, là ou tu ne me retrouveras pas,
Puisque je t'aime entre les lignes, d'un livre que l'on n'écrira pas...

Je m'en irai ivre, de tout l'amour du monde,
Dont on se libère une nuit, dans un plaisir de quelques secondes,
Je m'en irai ivre, de toutes les saveurs de l'enfance,
Dont un enfant noir du Soudan, ne soupçonne même pas l'existence,
Je m'en irai ivre, de toutes les images de violence,
Que me crache mon poste de télé, sans se soucier des conséquences,
Je m'en irai ivre, de l'amour que tu m'donnais y'a longtemps,
Qui se résume maintenant, juste à de simples attirances...

Je m'en irai seul, puisque t'as pas voulu venir,
Puisque à cause de ça je pleure, dans une rame de métro,
Avec tes espoirs à maudire,
Je m'en irai seul, puisque aimer c'est souffrir,
Puisque aimer c'est choisir, de vivre le meilleur comme le pire,
Et le pire c'est mourir,

Je m'en irai libre, comme un véritable enfant,
Comme un gosse emporté, sur un tourniquet rouillé d'antan,
Je m'en irai libre, comme une maman en sang,
Comme une femme battue, par un amour qui fut bien trop grand,
Je m'en irai libre, en te laissant mes sentiments,
Noués dans de la dentelle, dans un cadeau de Noël,
Que t'ouvriras en pleurant,
Je m'en irai libre, sur un nuage qui passera,
Pour un enfer qui nous délivre, de celui qu'on vit ici bas,
De celui que je vis ici bas...
Ici bas...

Texte par lonely-valentine

# Online seit Montag, 30. April, 2007 um 12:58

Geändert am Donnerstag, 03. Mai, 2007 um 18:42

Smiling Words: Je voudrais créer des sourires...

Smiling Words: Je voudrais créer des sourires...
Voici un petit texte un peu léger, écrit tout recemment. Y'a beaucoup moins de larmes, et beaucoup plus de sourires, enfin, j'espère. Moi, ca m'a amusé!

Petites cachotteries

J'espère que je ne te réveille pas, ma chérie, pardon vraiment,
Je voulais qu'on parle un peu, de la vie, de ce qui t'attend,
Et si nous parlions de l'amour, chérie, tu as un petit ami ?
Et comment s'appelle t'il ? Cyril ? Et, il t'aime bien aussi ?
Et bien, ma petite chérie, quand tu seras plus grande,
Ptet que tu l'épouseras, ptet que vous ferez ensemble,
Le plus beau des enfants, le plus beau des mariages,
Aux fourneaux la maman, et pour Papa le bricolage,

Où peut être qu'il rentrera, avec une mine détestable,
Même qu'il sentira des bras, même qu'il rotera à table,
Ptet qu'il laissera ses vieux slips, et ses jolies chaussettes,
Prendre un congé sabbatique, sur l'horloge de Tante Beth,
Et puis tu penseras vengeance, tu frotteras son assiette,
Dans une vaisselle sanglante, avec l'éponge des toilettes,

Et lorsque tu feras ton régime, que tu pèseras tes bananes,
Que tu t'épuiseras à la gym, sans jamais perdre un gramme,
Tu le verras bien décorer, de milles couches de chantilly,
Le pot de crème glacée, que tu regardes plein d'envie,
Tu lui montreras qu'une femme, n'est pas qu'un quotidien,
Alors tu attiseras sa flamme, et tu feras les magasins,
Tu te feras belle et séduisante, tu t'orneras de dentelles,
Et puis sa fougue naissante, tu feindras le sommeil,

Puis tu tomberas enceinte, et sous le regard de ton homme,
Tu prendras l'aspect certain, d'un célèbre bibendum,
Viendra Marie Aubépine, une blonde très aguicheuse,
Qui se révèle ta voisine, au passé de stripteaseuse,
Et lorsque tu t'amuseras, à compter tes varices,
Ils joueront sûrement à chat, et à la souris coquine,
Et toi tu seras anéantie, tu pleureras même pour rien,
Parce que dans Plus belle la vie, machin a quitté machin,
Tu fonceras chez ta mère, et tu demanderas le divorce,
Tu te feras vieille et amère, et tu deviendras grosse,
Tu maudiras ta vie, les hommes, et tes propres enfants,
Et tu te laisseras mourir, dans l'pot de Nutella géant...

Ne pleure pas ma chérie, Papa racontait des sottises,
Pour pas que tu sois triste, pour que tu relativises,
Je voulais juste pas te dire, qu'alors que je faisais la cuisine,
Bubulle le poisson rouge, a commis son suicide,
Il a sauté dans la poele, où je cuisais les rognons,
Et s'en est allé tout droit, au paradis des poissons,
Tu vois c'est pas si grave, c'est pas si dramatique,
Tu pourrais être en train, de compter tes varices...


Bon, l'image c'est pas trop ça mais elle est rigolote ^^

Texte par lonely-valentine

# Online seit Dienstag, 24. April, 2007 um 06:16

Geändert am Dienstag, 24. April, 2007 um 06:53

The Most Silencious Words : Les choses que tu ne voudrais pas savoir...

The Most Silencious Words : Les choses que tu ne voudrais pas savoir...
Un ancien texte, mais pas le moindre. Moi, il me plaisait beaucoup.
Il touchera peut etre moins de personnes, mais tant pis.
A vous
.


Pour du beurre

Je veux que tu sois heureux, je veux que t'aies de beaux enfants,
Je veux que tu sois amoureux, de quelqu'un qui t'aime autant,
Que je t'ai aimé autrefois, quand tu n'en savais rien,
Que tu me frôlais malgré toi, et que je mourais soudain,
Tu m'embrassais pour de faux, ça comptait pour du beurre,
On n'était pas des homos, tu ne l'étais pas mon c½ur,
Tu m'embrassais sur la bouche, on était que des copains,
Et moi je faisais dans ma couche, quand t'effleurais ma main,

Tu sais, la terre m'aurait repris un jour ou l'autre,
Tu sais, si les étoiles s'éteignent, ce n'est pas de ta faute,
Toutes les histoires finissent ici, c'est plutôt chouette où je suis,
Tu sais, ma tombe est trop fleurie en quelque sorte,
Tu sais, si les blessures saignent, ce n'est pas de ta faute,
Offre plutôt ces pissenlits, à celle qui partagera ta vie,

Je veux que tu sois heureux, je veux que t'épouses une princesse,
Je veux que tu sois amoureux, et que de cette union naisse,
Des arrières petits enfants, pour que dans cent cinquante ans,
On se souvienne à chaque seconde, qu'ton sourire c'est l'plus beau du monde,
Tu me disais bien je t'aime, ça comptait pour du beurre,
On s'aimait pas comme les gens s'aiment, tu ne m'aimais pas mon c½ur,
Tu me disais que dans ta vie, j'aurai éternellement une place,
La place que je voulais serait prise, quoique je fasse,

Tu sais, la terre m'aurait repris un jour ou l'autre,
Tu sais, si les volcans s'déchainent, ce n'est pas ta faute,
Toutes les histoires finissent ici, c'est plutôt chouette où je suis,
Tu sais, ma tombe est trop jolie en quelque sorte,
Tu sais, si les larmes surviennent, ce n'est pas de ta faute,
Offre plutôt ce géranium, à celle qui fera de toi un homme,

Je veux que tu sois heureux, c'est pour ça que je suis pas resté,
Je voulais être ton amoureux, je voulais t'embrasser en entier...
Je voulais te sentir au plus fort, dans les profondeurs de mon corps,
J'aurai aimer construire la bosse, qui aurait abrité tes gosses...
Je voulais t'aimer...Je voulais t'aimer...

Tu sais, la terre te reprendra un jour ou l'autre,
Tu sais, ce jour on se reverra, ce n'est pas ta faute,
Toutes les histoires finissent là, c'est plutôt chouette tu verras,
Tu sais, nos tombes seront trop fleuries par les nôtres,
Tu sais, le monde nous oubliera, c'est pas de ta faute,
Mais on sera enfin ensemble, lorsque nous ne serons plus que cendres...
Plus que cendres...


Texte par lonely-valentine

# Online seit Dienstag, 17. April, 2007 um 05:35

Magic Words : The Storyteller

Magic Words : The Storyteller
J'avais juste envie d'écrire un classique, comme un texte universel qui toucherait tout le monde.
A toutes les femmes que je connais et que j'aime
.

S'il vous aimait

S'il vous aimait, il aurait pour vous, le plus beau des sourires qu'on ne puisse jamais avoir,
Il aimerait maudire tous ces autres regards, qui ricochent sur vous comme des flèches de désir,
Il vous prêterait sa veste les soirées de grand froid, noble comme un seigneur de l'antiquité,
Mais ce serait surtout pour le profond désir, une fois qu'elle vous respire, de la remettre après,
Si vous m'aimiez, et Dieu sait si j'en rêve, je serai ce seigneur, et j'aurai ce sourire,
Et nous construirions ensemble et sans trêve, ce qui serait sûrement le plus beau des empires...


S'il vous aimait, il saurait savourer, sans la moindre grimace et sans le moindre dégoût,
Parmi les autres mets soigneusement préparés, un rôti calciné, mais calciné par vous,
Il saurait esquiver casseroles et couteaux, qui dans une rage intense, traverseraient la chambre,
Puisqu'il saurait bien sur que votre violence, proviendrait de l'enfant poussant dans votre ventre,
Si vous m'aimiez, et Dieu sait si j'en rêve, je mangerai vos repas, je vous ferai un enfant,
Et nous ferions de notre propre sève, des forêts de bambins dont nous serions les parents...


S'il vous aimait, il saurait attendre, que votre visage se creuse et que vos yeux se ferment,
Juste pour être avec vous ce beau soir de décembre, où vous perdrez la vie avec la vue certaine,
De l'homme qui aura vaincu avec tant de courage, la mort, les maladies, et les affres des âges,
Juste pour être avec vous ce beau soir à attendre, que vous perdiez la vie pour qu'il la perde aussi,
Si vous m'aimiez, et Dieu sait si j'en meurs, j'attendrai avec vous, j'attendrai bien longtemps,
Et nous nous retrouverons au pays du bonheur, où même les arcs-en-ciel sont de grands toboggans...


S'il vous aimait, il aurait comme moi, les deux pieds sur une chaise qui ne tient presque plus debout,
Mille loyers impayés et milles nuits sans sommeil, et une corde enserrée tout autour de son cou,
Il saurait encaisser que cette putain de vie, voit passer sur la Terre des millions d'amoureux,
Et il saurait chérir ce cadeau si précieux, la place pourtant maudite de votre meilleur ami,
S'il vous aimait, et Dieu sait qu'il vous aime, puisqu'il vous mène à l'autel en ce moment même,
Si vous l'aimez, et qu'il vous aime aussi, je vous fais mes adieux, en secret, je vous aime...


Texte et image par lonely-valentine

Paragraphe 3 dédicacé à Clochette :)

# Online seit Montag, 09. April, 2007 um 19:35

Geändert am Donnerstag, 12. April, 2007 um 18:37

Gaga Words : Je t'offre mon coeur, mon âme, mes yeux, ma réalité.

- Le Jour vint à s'éteindre -
J'ai vomi la nuit le bonheur que je n'ai pas eu hier matin, et j'ai vomi tout le jour la nuit que je n'ai pas pu dormir. Météo sur audition, preuve que le temps ne refera pas le monde. Une bonne bière, blonde à l'occasion, qu'on serre fort entre nos mains, de peur qu'elle glisse. Abonné sur le channel des idées, on vend sa peau, et les derniers neurones qui ne sont pas encore pixellisés.

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- Les coloris d'une autre étoile -
C'est que je m'en fous pas mal du temps qui s'éffiloche au fil qu'on le gâche. C'est que je m'en fous pas mal, que tu râles pour un poil sur le savon, le repas pas fini ou la voiture mal garée, du grésillement de la télé, que tu regardes pendant que je me rapproche à petit pas. C'est que c'est pas important, le ciel qui nous tombe sur la tête, la terre qui se morcelle, prête à péter comme un ballon rempli d'un trop peu d'air. C'est pas grave, si on voit plus le jour, si la nuit est triste, comme le bon vin dans lequel on se noie après des mots balancés dans l'air, l'air qui pue la réalité. C'est rien, de ne pas avoir un univers, autour duquel le monde ne gravite pas. Ca compte pas plus qu'une minute sans toi. Même si tu peux pas m'entendre, même si tu peux pas me tendre les bras, même si tu ne sais même pas y croire, il y a dans l'air que tu respires une part de moi.

- Des mots mal placés, malvenus -
Les poètes ratés sont maladroits, leur coeur ont froid. Et ça compte pour du beurre les mots qu'ils peuvent bien écrire. On choisit l'écorce d'un arbre, et les gravures qu'on y a marquées nous reviennent toujours un jour ou l'autre. Y'a pas d'avenir. Y'a de l'encre rouge feutré qui s'écoule dans mes veines, qui allient mon coeur à la parenthèse d'une vie, qui bat, qui bat, qui bat.

Ce sera jamais moi, ce le sera peut-être. Ce sera peut-être l'histoire d'un soir, ou les premières lignes de toute une vie. Ce sera pas la fin du monde, ce sera juste quelques nuages en plus. Et si c'était un morceau de soleil?

Boh, tu parles, moi je connais Mika, et puis même, je sais qu'il tient à toi.
Mais pas autant que moi.
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# Online seit Montag, 09. April, 2007 um 17:34

Geändert am Samstag, 27. September, 2008 um 05:30