Late Words : Quand même la vie a du retard

Late Words : Quand même la vie a du retard
Tout là haut, là haut.

Je pourrais dire que j'ai peur, mais ça ne serait pas vrai,
Je pourrais dire que j'espère, mais tu ne l'apprendrais jamais,
Si d'autres mains m'écorchent sans jamais me caresser,
Si souvent je me trouve moche, de les laisser glisser,
Ce n'est pas toi, pas toi, que je regarde en me demandant pourquoi,
Pourquoi toutes les étoiles, ne brillent plus comme autrefois,
Tu aimais toutes mes chansons, lui il trouve ça con,
C'est comme ça, comme ça...

Je pourrais dire que je me sens bien, mais ça serait démodé,
Je pourrais dire que je suis plus rien, mais tu ne l'apprendrais jamais,
Si ses lèvres me déshabillent sans jamais me dire je t'aime,
S'il faut que je ferme les pupilles, pour que je lui appartienne,
Ce n'est pas toi, pas toi, que je regarde en me demandant pourquoi,
Le printemps tue les hirondelles, qui chantaient sur nos toits,
Tu aimais quand je cuisinais, lui il trouve ça mauvais,
C'est comme ça, comme ça...

Je pourrais dire que je me laisse faner, les larmes ne font jamais pousser,
Je pourrais dire que je laisse écouler, le temps que les dieux m'ont accordé,
Pour être heureux, pour être père, pour que s'émerveille en mes yeux,
L'amour d'un tout petit être cher, que l'on rêvait de bercer à deux,
J'aimais quand tu m'aimais, lui il trouve ça surfait,
C'est comme ça, comme ça...

Je pourrais que dire qu'il n'y a plus de soleil, mais ça serait exagéré,
Je pourrais dire que sans toi je crève, mais tu ne l'apprendrais jamais,
Si mes regrets se sont perdus, dans milles et unes tasses de café,
Les hirondelles se sont pendues, avec des câbles électrifiés,
Ce n'est pas toi, pas toi, que je regarde en me demandant pourquoi,
Pourquoi tous les papillons, ne renaissent pas le jour,
Il me baise le diable au corps, toi tu me faisais l'amour,
C'est comme ça, comme ça,
Ce n'est pas toi, pas toi...

Texte "Le printemps tue les hirondelles" par lonely-valentine
Image par c0r-p0ete

# Posté le dimanche 25 mars 2007 18:20

Modifié le mardi 03 avril 2007 08:12

Memorial Words : Le temps de prendre de son temps

Memorial Words : Le temps de prendre de son temps
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Blog en pause.

# Posté le mardi 13 mars 2007 14:31

Modifié le vendredi 16 mars 2007 15:32

Violence Words : Presque effacé

Violence Words : Presque effacé
Toutes les autobiographies ne commencent pas par Je. Je n'aurai été que l'ombre de moi-même. Nul ne me connaitra jamais.

Presque vivant

Mes cheveux étaient ils trop courts, ils ne te plaisaient pas, peut-être,
J'a
urai tellement voulu mon amour, qu'ils aient été comme tu le souhaites,
Mes yeux
ont peut-être fait la cour, à ces garçons que je ne vois jamais,
Ma
is que tu vois nous tourner autour, comme des vautours affamés,
Puis
que nous étions presque heureux, presque unis pour l'éternité,
Presq
ue aussi beaux que les amoureux, qui s'embrassent sous des peupliers,
Pui
sque nous étions presque heureux, presque un sourire à tes lèvres,
P
resque plus de larmes dans mes yeux, et presque du bleu dans mes rêves...
J
'aurai tant voulu connaître, les joies de la vieillesse naissante,
L
es attentes contre la fenêtre, de l'ange qui doit nous reprendre,
J'
aurai tant voulu connaître, comment s'éteignent les amoureux,
Et
s'ils partent vraiment heureux, du monde qui les a vu naître...

J'a
urai voulu que tu comprennes, que ce ne sont pas toutes ces jolies choses,
Ces chos
es qui nous appartiennent, comme de tendres bouquets de roses,
Pourq
uoi brises tu autant mes lèvres, au lieu d'embrasser ces soumises,
M
ême s'il ne reste que de mon corps, qu'un coeur brisé sous ma chemise,
Puisque
j'étais presque amoureuse, presque endormie contre ton sang,
Presque
dessinée la nébuleuse, qui aurait tes yeux comme firmament,
Puisque
j'étais presque amoureuse, presque un sourire à mes lèvres,
Lorsque
la mort plonge en tes poings, presque toujours, je me relève,
J'aura
i tant voulu connaître, un monde ou les hommes originels,
Ne seraien
t plus des chiens sans maître, les yeux tournés vers l'éternel,
J'au
rai tant voulu connaître, l'amour qui ne fait pas souffrir,
Celui qu
e même d'horribles guerres, n'auraient jamais su détruire...

Je n'a
urai jamais cru mon amour, que tes mains pourraient m'étreindre,
Com
me au tout premier jour, mes lèvres t'embrassaient sans te craindre,
Je n
'aurai jamais cru mon amour, que tes mains pourraient nous éteindre,
Mais m
ême le plus grand des amours, n'aurait jamais su t'atteindre...
Puis
qu'il était presque vivant, presque endormi dans tes bras,
Pre
sque aussi doux que sa maman, presque aussi grand que son papa,
Puisq
u'il était presque vivant, presque un sourire sur tes lèvres,
Presque sa vie qui commence, et presque la mienne qui s'achève...
J'
aurai tant voulu qu'on m'embrasse, pour capturer mon sourire,
J'aura
i tant voulu qu'on m'enlace, pour ne pas me laisser partir,
J'aurai
tant voulu qu'on m'aime, juste pour me l'entendre dire,
A
vant que mes yeux s'éteignent, et se feignent dans l'oubli...
J'au
rai tant voulu qu'on m'embrasse, pour capturer mon sourire,
J'aurai t
ant voulu qu'on m'enlace, pour ne pas me laisser partir,
J
'aurai tant voulu qu'on m'aime, juste pour me l'entendre dire,
Avant
que mes yeux s'éteignent, et se feignent dans l'oubli...

Crédits:
Texte par lonely-valentine
Image : lonely-valentine, par Derf, retouchée par lonely-valentine

# Posté le dimanche 04 mars 2007 14:59

Modifié le lundi 05 mars 2007 14:10

Repeated Words : Encore une fois

Repeated Words : Encore une fois
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Everybody hurts, better off alone.

# Posté le vendredi 02 mars 2007 17:29

Deserved Words : Je m'en vais à la gare des anges...

Deserved Words : Je m'en vais à la gare des anges...
Puisque même la plus belle des roses a des épines.

Heaven's station

Les gens étaient déjà partis, et tout comme une ombre blottie, à ma solitude,
J'att
endais le c½ur étourdi, que le dernier train de Paris, rentre en quiétude,
C'était
presque comme un « on dit », une fable ou une comédie, mais j'espérais bien fort,
Que la lége
nde prenne enfin vie, et que le train du Paradis, entre en gare du Nord,
Alors que
je m'abandonnais, au doux sommeil qui me gagnait, j'entendis un bruit métallique,
Des roues s
ur des rails éreintés, des lumières blanches et dorées, une explosion électrique,
Des larmes coulèrent de mes yeux, et ne s'attardèrent qu'un peu, pour mourir sur mes lèvres,
L
e train vient chercher ceux, qui ont le c½ur coupé en deux, par un chagrin mangeur de rêves...

Un contrôl
eur m'ouvrit la porte, et comme on joue quelques notes, me demanda mes raisons,
Et
ainsi fait s'évanouit, derrière d'autres portes infinies, sans poser aucune autre question,
M
on siège soutenait mes hanches, et ma tête soutenait mon c½ur, sans doute pour ne pas qu'il flanche,
Et je
cherchais avec ferveur, dans ma mémoire si peu étanche, quelques souvenirs de bonheur,
Et des
lumières effervescentes, slalomèrent entre les wagons, comme des lucioles frétillantes,
Derri
ère le hublot défilait, des nuages cousus par millions, par des milliards de doigts de fées,
L
e train entra en gare des Anges, et on me fit ainsi descendre, pour me conduire à un grillage,
Ou un grand
homme à barbe blanche, réputé pour être bien sage, tissait des vies d'un fil argent,

Vous qu
i êtes notre père à tous, vous qui nous faîtes de vos mains, je viens m'en remettre à vous,
J'a
i traversé bien des chagrins, des illusions, des mauvais jours, et de bien tristes matins,
Si
je m'adresse à vous Seigneur, et sans passer par mes prières, c'est qu'en dessous du Paradis,
L'homme de mes pensées se meurt, dans une chambre où la poussière, vous rongerait jusqu'à l'oubli,
Vous q
ui fûtes auteur de merveille, et muse de bien des prophéties, que certains ont en leur sommeil,
Comment av
ez-vous pu permettre, qu'on crée la haine et l'agonie, dans un si simple appareil,
Comment ave
z-vous pu créer, la maladie des amoureux, que l'on se donne comme des roses,
Comme
un baiser empoisonné, à ceux qui ont un peu trop aimé, qu'ils en meurent comme d'une overdose,

Les gens
étaient déjà partis, et tout comme une ombre blottie, à ma désuétude,
J
'attendais le c½ur étourdi, que se réveille mon tendre ami, en grande inquiétude,
Je m'étais sûrement endormi, sur cette chaise, tout près du lit, dans ce bien sombre décor,
Et
puis j'ai rêvé du Paradis, d'une gare, d'un train et d'infini, et d'un vieillard tisseur de sorts,
Soudai
n je t'ai saisi la main, et l'ai embrassé de ma bouche, et puis t'ai doucement murmuré,
Qu'alo
rs que je rêvais au loin, j'avais demandé dans un souffle, pourquoi le mal nous séparait,
Dieu
m'a répondu alors, que pour me punir d'aimer l'amour, et de répondre à tous mes désirs,
Il m'
avait épargné la mort, mais m'offrait alors la souffrance, de voir celui que j'aime mourir...


Crédits :
Texte par
lonely-valentine

# Posté le dimanche 25 février 2007 20:46