Oniric Words : Les faiseurs de songe

Oniric Words : Les faiseurs de songe
Les faiseurs de songe

Des phares ont fendu le brouillard épais, des crissements de pneus, et des larmes séchées,
Mes paupières s'ouvrent sur un arbre penché, des étoiles d'amoureux, de l'asphalte abîmé,
Des milliards de voix se sont tues dans ma tête, c'est le calme absolu, plus rien ne me pénètre,
Comme si le bon Dieu refermait les fenêtres, d'une vie presque aperçue, qu'il gardait entrouvertes,
Mais que fait ce bonhomme aux allures de mendiant, les mains contre le c½ur comme pour se réchauffer,
Les épaules reposant contre des litres de bitume, il est des lits de fortune qui savent bien nous bercer,
Peut-être se repose t'il d'une course trop éreintante, peut-être laisse t'il sa bouche doucement s'enivrer,
Des effluves d'une rosée tout nouvellement naissante, ou des nuages crémeux de notre voie lactée,

Je me suis fait léger comme l'oiseau sur sa branche, comme la neige qui s'abîme contre des cheveux tressés,
D'une enfant qui regarde le ciel sans comprendre, que ce sont les larmes des anges qui s'écrasent à ses pieds,
Je me suis fait léger comme les bateaux qui flottent, comme celui qui s'élance dans les vagues du destin,
Qu'un enfant a créé de ses mains pas si propres, et qu'il voit bientôt sombrer dans les eaux de son bain,
J'allais m'approcher mais des mains me retinrent, c'était un autre enfant transperçant le brouillard,
Ses yeux transpiraient la chaleur et l'espoir, mais ses mains étaient fraîches comme l'herbe du matin,
J'allais m'approcher mais j'aperçus soudain, une bicyclette renversée qui flânait sur la chaussée,
Un casque rouge, un phare jaune, ils étaient tout cassé, et mon corps endormi couché sur le coté,

Ce qui s'était passé était triste et banal, la mémoire d'une voiture et d'un homme au grand c½ur,
D'une promesse de bonbons et de tours à cheval, qui finissent dans une cave fermée de l'intérieur,
Des centaines d'enfants s'extirpèrent du brouillard, et chacun traînant de leurs membres engourdis,
Une bicyclette dorée qui porte pour étendards, des ballons de baudruches sans doute un peu magiques,
Le plus grand d'entre eux s'est saisit de ma main, et nous marchâmes ensemble sous la lune éclatante,
Pour aller préparer avec un très grand soin, ma propre bicyclette qui attendait patiemment,
J'ai compris bien plus tard que nous n'étions pas la mort, mais des faiseurs de songes que le ciel a défait,
Chaque nuit nous volons jusqu'à que vienne l'aurore, et nous chantons ensemble ce refrain oublié,

C'est ici que les enfants décollent, quand les hommes leur prennent leurs rêves,
Que leurs âmes prennent leurs envols, et que le vent embrasse leurs lèvres,
Nous ne deviendrons jamais des anges, nous ne deviendrons jamais des ombres,
Mais juste des oiseaux un peu étranges, qu'on prendra juste pour des avions,
Et lorsque enfin vous vous endormez, nous atterrissons près de vos fenêtres,
Ce n'est jamais pour vous emmener, mais pour souffler des rêves à vos têtes...


Texte par lonely-valentine

# Online seit Dienstag, 03. April, 2007 um 08:06

Late Words : Quand même la vie a du retard

Late Words : Quand même la vie a du retard
Tout là haut, là haut.

Je pourrais dire que j'ai peur, mais ça ne serait pas vrai,
Je pourrais dire que j'espère, mais tu ne l'apprendrais jamais,
Si d'autres mains m'écorchent sans jamais me caresser,
Si souvent je me trouve moche, de les laisser glisser,
Ce n'est pas toi, pas toi, que je regarde en me demandant pourquoi,
Pourquoi toutes les étoiles, ne brillent plus comme autrefois,
Tu aimais toutes mes chansons, lui il trouve ça con,
C'est comme ça, comme ça...

Je pourrais dire que je me sens bien, mais ça serait démodé,
Je pourrais dire que je suis plus rien, mais tu ne l'apprendrais jamais,
Si ses lèvres me déshabillent sans jamais me dire je t'aime,
S'il faut que je ferme les pupilles, pour que je lui appartienne,
Ce n'est pas toi, pas toi, que je regarde en me demandant pourquoi,
Le printemps tue les hirondelles, qui chantaient sur nos toits,
Tu aimais quand je cuisinais, lui il trouve ça mauvais,
C'est comme ça, comme ça...

Je pourrais dire que je me laisse faner, les larmes ne font jamais pousser,
Je pourrais dire que je laisse écouler, le temps que les dieux m'ont accordé,
Pour être heureux, pour être père, pour que s'émerveille en mes yeux,
L'amour d'un tout petit être cher, que l'on rêvait de bercer à deux,
J'aimais quand tu m'aimais, lui il trouve ça surfait,
C'est comme ça, comme ça...

Je pourrais que dire qu'il n'y a plus de soleil, mais ça serait exagéré,
Je pourrais dire que sans toi je crève, mais tu ne l'apprendrais jamais,
Si mes regrets se sont perdus, dans milles et unes tasses de café,
Les hirondelles se sont pendues, avec des câbles électrifiés,
Ce n'est pas toi, pas toi, que je regarde en me demandant pourquoi,
Pourquoi tous les papillons, ne renaissent pas le jour,
Il me baise le diable au corps, toi tu me faisais l'amour,
C'est comme ça, comme ça,
Ce n'est pas toi, pas toi...

Texte "Le printemps tue les hirondelles" par lonely-valentine
Image par c0r-p0ete

# Online seit Sonntag, 25. März, 2007 um 18:20

Geändert am Dienstag, 03. April, 2007 um 08:12

Memorial Words : Le temps de prendre de son temps

Memorial Words : Le temps de prendre de son temps
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Blog en pause.

# Online seit Dienstag, 13. März, 2007 um 14:31

Geändert am Freitag, 16. März, 2007 um 15:32

Violence Words : Presque effacé

Violence Words : Presque effacé
Toutes les autobiographies ne commencent pas par Je. Je n'aurai été que l'ombre de moi-même. Nul ne me connaitra jamais.

Presque vivant

Mes cheveux étaient ils trop courts, ils ne te plaisaient pas, peut-être,
J'a
urai tellement voulu mon amour, qu'ils aient été comme tu le souhaites,
Mes yeux
ont peut-être fait la cour, à ces garçons que je ne vois jamais,
Ma
is que tu vois nous tourner autour, comme des vautours affamés,
Puis
que nous étions presque heureux, presque unis pour l'éternité,
Presq
ue aussi beaux que les amoureux, qui s'embrassent sous des peupliers,
Pui
sque nous étions presque heureux, presque un sourire à tes lèvres,
P
resque plus de larmes dans mes yeux, et presque du bleu dans mes rêves...
J
'aurai tant voulu connaître, les joies de la vieillesse naissante,
L
es attentes contre la fenêtre, de l'ange qui doit nous reprendre,
J'
aurai tant voulu connaître, comment s'éteignent les amoureux,
Et
s'ils partent vraiment heureux, du monde qui les a vu naître...

J'a
urai voulu que tu comprennes, que ce ne sont pas toutes ces jolies choses,
Ces chos
es qui nous appartiennent, comme de tendres bouquets de roses,
Pourq
uoi brises tu autant mes lèvres, au lieu d'embrasser ces soumises,
M
ême s'il ne reste que de mon corps, qu'un coeur brisé sous ma chemise,
Puisque
j'étais presque amoureuse, presque endormie contre ton sang,
Presque
dessinée la nébuleuse, qui aurait tes yeux comme firmament,
Puisque
j'étais presque amoureuse, presque un sourire à mes lèvres,
Lorsque
la mort plonge en tes poings, presque toujours, je me relève,
J'aura
i tant voulu connaître, un monde ou les hommes originels,
Ne seraien
t plus des chiens sans maître, les yeux tournés vers l'éternel,
J'au
rai tant voulu connaître, l'amour qui ne fait pas souffrir,
Celui qu
e même d'horribles guerres, n'auraient jamais su détruire...

Je n'a
urai jamais cru mon amour, que tes mains pourraient m'étreindre,
Com
me au tout premier jour, mes lèvres t'embrassaient sans te craindre,
Je n
'aurai jamais cru mon amour, que tes mains pourraient nous éteindre,
Mais m
ême le plus grand des amours, n'aurait jamais su t'atteindre...
Puis
qu'il était presque vivant, presque endormi dans tes bras,
Pre
sque aussi doux que sa maman, presque aussi grand que son papa,
Puisq
u'il était presque vivant, presque un sourire sur tes lèvres,
Presque sa vie qui commence, et presque la mienne qui s'achève...
J'
aurai tant voulu qu'on m'embrasse, pour capturer mon sourire,
J'aura
i tant voulu qu'on m'enlace, pour ne pas me laisser partir,
J'aurai
tant voulu qu'on m'aime, juste pour me l'entendre dire,
A
vant que mes yeux s'éteignent, et se feignent dans l'oubli...
J'au
rai tant voulu qu'on m'embrasse, pour capturer mon sourire,
J'aurai t
ant voulu qu'on m'enlace, pour ne pas me laisser partir,
J
'aurai tant voulu qu'on m'aime, juste pour me l'entendre dire,
Avant
que mes yeux s'éteignent, et se feignent dans l'oubli...

Crédits:
Texte par lonely-valentine
Image : lonely-valentine, par Derf, retouchée par lonely-valentine

# Online seit Sonntag, 04. März, 2007 um 14:59

Geändert am Montag, 05. März, 2007 um 14:10

Repeated Words : Encore une fois

Repeated Words : Encore une fois
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Everybody hurts, better off alone.

# Online seit Freitag, 02. März, 2007 um 17:29